Conflit au Moyen-Orient

Voici les principales réactions à l’accord entre les États-Unis et l’Iran

De nombreux pays ont réagi à cette annonce.

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Des policiers défilent devant une immense banderole arborant le drapeau iranien sur la place de la Révolution islamique à Téhéran, en Iran, le dimanche 14 juin 2026. Des policiers défilent devant une immense banderole arborant le drapeau iranien sur la place de la Révolution islamique à Téhéran, en Iran, le dimanche 14 juin 2026. (Vahid Salemi/AP Photo/Vahid Salemi)

Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un accord de paix sur tous les fronts, y compris au Liban, pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient démarrée le 28 février et permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.

Voici les principales réactions mondiales:

Nations unies

«Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit», a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

Union européenne

«J’attends avec impatience la fin de cette guerre coûteuse et de la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz», a affirmé sur X le président du Conseil de l’Union européenne, Antonio Costa.

FMI

Pour la présidente du Fonds monétaire internationale (FMI) Kristalina Georgieva «l’annonce dimanche d’un cessez-le-feu est bienvenue», mais «la production (d’hydrocarbures) mettra du temps à remonter compte tenu des dégâts importants subis par les infrastructures», a-t-elle dit lundi.

Pakistan

Le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué lundi «un pas historique vers la paix» après la conclusion entre les États-Unis et l’Iran d’un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, à l’aide de la médiation de son pays.

Canada

Le premier ministre canadien Mark Carney a salué ce nouvel accord dans un message sur X.

«Le Canada a clairement affirmé qu’un cessez-le-feu durable doit à la fois garantir la traversée sûre et sans entrave du détroit d’Ormuz et contrer la menace omniprésente que constitue le programme nucléaire iranien», a-t-il écrit sur X. «Pendant que les négociations se poursuivent, nous exhortons toutes les parties à dialoguer de bonne foi et à éviter l’escalade du conflit.»

France

Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à la mise en place d’un «cessez-le-feu robuste et durable» au Liban, alors qu’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a encore fait trois morts dimanche.

Royaume-Uni

«Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser», a réagi le premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué.

Chine

«La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan», a affirmé lors d’un point-presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Liban

Le Liban n’a pas été informé de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin du conflit sur tous les fronts au Moyen-Orient, y compris entre le Liban et Israël, a indiqué lundi à l’AFP une source officielle ayant requis l’anonymat.

Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné dans un message posté sur le réseau social X de «la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage».

Qatar

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé dans un communiqué son «soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales».

Arabie saoudite

L’Arabie saoudite a salué lundi l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin au conflit au Moyen-Orient, tout en prévenant que «les intérêts sécuritaires des États de la région» devaient être pris en compte.

Trump dit qu’un accord avec l’Iran pourrait être signé dès ce week-end Donald Trump a assuré jeudi qu’un «très bon accord» avait été conclu avec l’Iran et annoncé qu’une signature pourrait avoir lieu dès ce week-end en Europe, un revirement spectaculaire quelques heures après avoir menacé de lancer de nouvelles frappes.

Égypte

«L’Égypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d’un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes», a affirmé le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué.

Japon

La première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a déclaré qu’elle espérait que «la libre circulation et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement garanties, et qu’un accord définitif sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible».

Australie

L’Australie a averti que «la poursuite de la retenue et un engagement constructif» seraient essentiels pour garantir une paix durable.

«L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il représente pour la sécurité internationale», ont déclaré le premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué conjoint.

Nouvelle-Zélande

Le premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s’est félicité lundi sur X de la réouverture du détroit d’Ormuz et a déclaré que «cela contribuera à rétablir des routes commerciales stables, à assurer l’approvisionnement en carburant et à maintenir notre économie en mouvement». «Célébrons. Mais n’oublions pas.»

Espagne

Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, tout en appelant à ne pas oublier «le coût» du conflit.

Banque centrale européenne

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé lundi que l’accord annoncé entre l’Iran et les États-Unis était une «bonne nouvelle», si toutefois «elle est confortée par les développements des jours qui viennent».