Conflit au Moyen-Orient

Les funérailles de l'ancien guide suprême de l'Iran auront lieu en juillet

Ali Khamenei a été tué lors de la première salve de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran à la fin de février.

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Une marche passe devant une murale anti-américaine à Téhéran, le 12 février 2026. AP/Vahid Salemi) Une piétonne passe devant une murale anti-américaine à Téhéran, le 12 février 2026. AP (Vahid Salemi)

La dynamique en faveur d'un accord visant à mettre fin au conflit en Iran semblait s'accélérer samedi alors que les divers protagonistes affichaient un grand optimisme sur la tournure des négociations.

Le Pakistan, le principal médiateur des négociations, affirmait qu'un accord était «plus proche que «jamais», l'Iran tenait certains de ses propos les plus optimistes à ce jour et le président américain Donald Trump fêtait déjà l'annonce d'un accord dont la signature était «prévue» dimanche.

S'il jouait la carte de la prudence, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, était bien aise de dire que si l'accord n'était pas conclu dimanche, il ne pouvait plus exclure la possibilité que cela se déroule dans les prochains jours.

Chaque partie devait signer l'éventuelle entente par voie électronique.

M. Trump devait aborder la question du déminage du détroit d’Ormuz lors du sommet du G7 qui débute lundi en France.

Un haut responsable américain, qui s’est entretenu avec des journalistes sous couvert d’anonymat conformément aux règles fixées par la Maison-Blanche, a déclaré que M. Trump prévoyait de rencontrer en marge du G7 les dirigeants de l’Égypte, du Qatar et des Émirats arabes unis pour discuter des efforts visant à mettre fin à la guerre.

Le Royaume-Uni et la France, membres du G7, ont exprimé leur intérêt pour participer au déminage des eaux du détroit d'Ormuz une fois le conflit suspendu. On ignore combien de mines s'y trouvent depuis que l’Iran contrôle de facto depuis peu après le début de la guerre, bloquant pratiquement les expéditions de pétrole et de gaz naturel en provenance du golfe Persique. Les États-Unis ont réagi en imposant un blocus sur les ports iraniens.

Un accord imminent ?

Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a déclaré qu'un accord devrait être finalisé dans les 24 heures. Le Pakistan se prépare à la signature électronique de l'accord, qui sera immédiatement suivie de discussions techniques dès la semaine prochaine.

Dans un message publié sur X, M. Sharif a tenu à remercier les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran pour leur engagement continu tout au long des négociations. «Nous exprimons notre sincère gratitude à nos frères de la région pour leur soutien», a-t-il déclaré.

Cette avancée apparente dans les négociations intervient après que l’Iran a échangé des tirs avec les États-Unis et Israël pendant trois jours cette semaine, menaçant de plonger le Moyen-Orient dans une guerre totale.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré vendredi dans un message sur X qu’un accord «n’avait jamais été aussi proche». Le président américain Donald Trump, qui a déclaré à plusieurs reprises ces dernières semaines que les pays étaient sur le point de conclure un accord, a partagé le message de M. Araghchi sur ses propres réseaux sociaux.

Trois responsables régionaux se sont exprimés sous couvert d’anonymat en raison du caractère sensible des négociations. Ils ont déclaré s’attendre à une cérémonie de signature de l’accord dans les prochains jours, une fois que les responsables à Washington et à Téhéran l’auront approuvé.

Funérailles de Khamenei

L'agence de presse officielle iranienne a annoncé samedi que les funérailles de l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, auraient lieu en juillet.

Les cérémonies funéraires, l'inhumation et les adieux à Khamenei se dérouleront du 4 au 9 juillet, a rapporté la télévision d'État iranienne, IRIB.

Ali Khamenei a été tué lors de la première salve de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran à la fin du mois de février. Il a depuis été remplacé par son fils, Mojtaba, considéré comme encore moins enclin au compromis.

Il sera inhumé dans le plus sacré des sanctuaires chiites

Les cérémonies funéraires d'Ali Khamenei devraient débuter à Téhéran, puis le cortège se rendra à Qom, bastion de nombreux religieux chiites, avant de se diriger vers Mashhad, sa ville natale, où il sera inhumé au mausolée de l'Imam-Reza, considéré comme le lieu le plus sacré par les fidèles chiites.

Les funérailles de la fille et du gendre d'Ali Khamenei, tués lors de l'attaque de février, auront également lieu le même jour.

Munir Ahmed, The Associated Press