🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les États-Unis suspendent de nouveau leurs attaques contre l'Iran

Les raisons derrière cette suspension demeurent inconnues.

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Une Libanaise déblaye les décombres de sa maison détruite dans le village de Zawtar al-Gharbiyeh, dans le sud du pays, le 26 juillet 2026. Les États-Unis ont suspendu leurs attaques contre l’Iran pour une deuxième journée de suite dimanche, et Téhéra... Une Libanaise déblaye les décombres de sa maison détruite dans le village de Zawtar al-Gharbiyeh, dans le sud du pays, le 26 juillet 2026. Les États-Unis ont suspendu leurs attaques contre l’Iran pour une deuxième journée de suite dimanche, et Téhéran a fait de même. AP (Ahmad Mantash)

Les États-Unis ont suspendu leurs attaques contre l’Iran pour une deuxième journée de suite dimanche, et Téhéran a fait de même. Pendant ce temps, les efforts se poursuivent pour ramener les deux pays à la table des négociations en vue d’un accord de cessez-le-feu provisoire, largement discrédité par les récents échanges de tirs.

On ignore pourquoi les États-Unis ont suspendu leurs frappes après avoir pris pour cible les zones côtières et les infrastructures iraniennes au cours d’une escalade de près de deux semaines, déclenchée par les tirs iraniens contre des navires tentant de transiter par le détroit d’Ormuz. Le Pentagone n’a pas immédiatement répondu aux questions dimanche.

«Le président Trump a toujours affirmé avec cohérence qu’il privilégiait une solution diplomatique, mais il continue de se réserver toutes les options si l’Iran poursuit ses activités terroristes dans le détroit d’Ormuz ou à l’encontre de ses alliés», a déclaré Steven Cheung, directeur des communications de la Maison-Blanche, ajoutant que «l’Iran serait bien avisé d’œuvrer en faveur d’un accord négocié; sinon, il sait ce qui l’attend».

Depuis que les États-Unis ont suspendu leurs attaques ces deux dernières nuits, l’Iran a fait de même, a déclaré dimanche le porte-parole de l’armée iranienne à la télévision publique.

Trump menace les Houthis et l’Iran d’une «punition militaire majeure» Voyez le récapitulatif au bulletin Noovo Info.

Ces derniers jours, Téhéran a riposté contre des pays de la région accueillant des forces militaires américaines, tuant au moins trois personnes dans une base en Jordanie.

La période de 60 jours qui a commencé lors de la signature de l’accord provisoire par les deux pays à la mi-juin en est désormais bien avancée dans sa seconde moitié, et les questions majeures qui devaient faire l’objet de négociations – notamment le programme nucléaire iranien, au cœur des tensions – restent mises de côté alors que les médiateurs s’efforcent de maintenir le dialogue entre les deux parties.

Un responsable régional impliqué dans la médiation a affirmé que des efforts diplomatiques étaient en cours et qu’une trêve dans les frappes américaines et iraniennes constituait un «signal positif qui soutient les efforts de désescalade».

Ce responsable a rapporté, sous le couvert de l’anonymat, que les deux pays souhaitent revenir à l’accord de cessez-le-feu provisoire et que le compromis en cours de négociation porte principalement sur la gestion par l’Iran du transit des navires dans le détroit d’Ormuz, avec moins de restrictions imposées aux bateaux.

Les inquiétudes persistent concernant la navigation dans le détroit, mais aussi désormais dans une autre voie navigable cruciale de la région, le détroit de Bab al-Mandeb, menant à la mer Rouge. La semaine dernière, les rebelles houthistes soutenus par l’Iran au Yémen ont menacé de bloquer le trafic maritime saoudien dans cette zone.

L’approvisionnement énergétique mondial et l’économie restent dans l’incertitude, ce qui fait en sorte que les prix de l’essence ont de nouveau augmenté.

Dimanche, l’Iran a fait savoir qu’il poursuivait ses discussions avec Oman concernant la gestion du passage en toute sécurité des navires dans le détroit d’Ormuz, qui sépare les deux pays. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a indiqué que les pourparlers avaient progressé et se poursuivaient. Il a précisé que le statut du détroit restait inchangé.

Téhéran a affirmé que l’accord provisoire conclu avec les États-Unis lui permettait, pour l’instant, de gérer la navigation sur cette voie maritime, et s’est opposé aux efforts américains visant à promouvoir une route passant par le détroit, mais plus proche d’Oman.

L’armée américaine a annoncé samedi que le blocus naval qu’elle avait récemment réimposé à l’Iran se poursuivait, une douzaine de navires commerciaux ayant été déroutés, deux mis hors d’état de naviguer et deux arraisonnés. Les forces américaines «restent extrêmement vigilantes, concentrées, redoutables et prêtes à intervenir», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou se rendra aux États-Unis mardi, a indiqué son cabinet. Sa dernière rencontre avec Donald Trump à Washington remonte au mois de février, soit quelques semaines avant qu’ils ne lancent la guerre contre l’Iran, qui a coûté la vie à des dirigeants de haut rang, dont le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a tiré sur Israël deux jours après le début de la guerre, et Israël a riposté par des frappes aériennes et l’envoi de forces terrestres dans le sud du Liban. Depuis, les États-Unis ont soutenu des pourparlers directs historiques entre le Liban et Israël afin de tenter d’apaiser les tensions et de trouver un moyen de désarmer le Hezbollah.

Dimanche, M. Nétanyahou a déclaré à Fox News qu’il soutenait «pleinement» les efforts de M. Trump visant à affaiblir l’Iran et à faire pression sur le pays pour qu’il mette fin à son programme nucléaire. «S’il peut y parvenir sans revenir à des combats militaires intenses, tant mieux», a-t-il déclaré.

Le premier ministre israélien a indiqué qu’il ne présenterait pas de nouvelles informations à son «bon ami» Donald Trump et qu’il écouterait plutôt «ce qu’il a en tête, car à bien des égards, c’est à lui de décider».

M. Nétanyahou a averti l’Iran qu’il commettrait «une terrible erreur» s’il attaquait à nouveau Israël, directement ou par l’intermédiaire de groupes armés.