🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les États-Unis frappent des pétroliers iraniens après de nouvelles attaques de l'Iran

Ces dernières frappes de représailles interviennent alors que Washington et Téhéran s’enfoncent à nouveau dans le conflit après plus de six mois de guerre.

Publié le 

Un bateau à moteur passe devant des navires marchands ancrés dans la brume dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le lundi 7 septembre 2026. (Photo AP/Vahid Salemi) Un bateau à moteur passe devant des navires marchands ancrés dans la brume dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le lundi 7 septembre 2026. Photo AP (Vahid Salemi)

Les États-Unis ont frappé mardi plusieurs pétroliers iraniens en riposte à de nouvelles tentatives d’attaques à la roquette contre un navire de guerre de la marine américaine, selon un responsable américain qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour évoquer des opérations militaires sensibles.

La télévision d’État iranienne rapporte également que les forces américaines ont attaqué des pétroliers iraniens près du port méridional de Jask et près de l’île de Kharg, dans le golfe Persique.

Ces dernières frappes de représailles interviennent alors que Washington et Téhéran s’enfoncent à nouveau dans le conflit après plus de six mois de guerre.

Un journaliste de la télévision étatique iranienne présent à Jask a déclaré qu’un pétrolier iranien avait été touché près de la côte de Yekbeni, tandis qu’une autre explosion avait été entendue dans la région, dont la source et le lieu n’étaient pas immédiatement identifiés.

La chaîne a ensuite rapporté que l’armée américaine avait attaqué un deuxième pétrolier au large de Jask. Elle a précisé que les équipages des deux navires étaient en train d’être évacués par canot de sauvetage vers la côte de Jask.

Il a ensuite été indiqué par la même chaîne qu’un autre pétrolier iranien avait été attaqué dans la zone de mouillage de l’île de Kharg. Elle a précisé que l’équipage avait été évacué en toute sécurité peu après l’attaque.

La marine des Gardiens de la révolution iranienne a averti les équipages des pétroliers se trouvant à proximité des ports du Koweït et de Bahreïn de quitter immédiatement leurs navires, affirmant que ceux-ci pourraient être pris pour cible en représailles aux attaques américaines contre des pétroliers iraniens. Elle a accusé le Koweït et Bahreïn d’accueillir des forces américaines et de participer à ces attaques.

L’armée américaine a déclaré samedi avoir frappé trois pétroliers iraniens après que des navires de guerre de la marine eurent été pris pour cible par des missiles balistiques, avertissant qu’elle «détruirait, si nécessaire, la flotte pétrolière iranienne, limitée et exposée». L’Iran a ensuite indiqué qu’il prévoyait d’annoncer une nouvelle «zone d’exclusion» près du détroit d’Ormuz, destinée aux navires ayant l’intention de le traverser.

Ces dernières frappes s’inscrivent dans le cadre d’une double approche économique et militaire menée par le président Donald Trump, qui peine à mettre fin à une guerre avec Téhéran qui dure depuis plus de six mois.

L’administration Trump a également imposé mardi des sanctions à d’autres acteurs de l’industrie aéronautique iranienne, visant plus d’une vingtaine de compagnies aériennes commerciales et privées ainsi que des prestataires de services de fret étrangers, dans le cadre de sa nouvelle offensive visant à isoler Téhéran de ses derniers partenaires commerciaux.

Les États-Unis et l’Iran cherchent tous deux à exercer un contrôle sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième du pétrole mondial avant le début de la guerre. La hausse des prix de l’énergie pose des problèmes politiques à Donald Trump et à son Parti républicain à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Le baril de Brent, référence internationale, a brièvement atteint mardi le prix de 99,46 $ US.

Le blocus américain des ports iraniens a mis l’économie du pays à rude épreuve en limitant ses exportations de pétrole, tandis que l’armée américaine a aidé un nombre restreint de navires à transiter par une route passant par le détroit d’Ormuz, au large d’Oman. Téhéran souhaite que les navires empruntent une route de son choix à travers le détroit, qui était considéré comme une voie navigable internationale avant la guerre.