🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes en Irak contre des alliés de l’Iran

«Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement terroristes.»

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Des véhicules passent devant une station-service fermée lors d'une pénurie de carburant à Erbil, en Irak, mardi 28 juillet 2026. Photo AP Des véhicules passent devant une station-service fermée lors d'une pénurie de carburant à Erbil, en Irak, mardi 28 juillet 2026. Photo AP (Stella Martany)

Au moins 20 membres d’une coalition irakienne englobant des groupes armés pro-Iran ont été tués dans des frappes américano-saoudiennes sur l’Irak, a indiqué mercredi l’alliance.

Dans un premier regain de violence après plusieurs jours d’accalmie, Washington et Ryad ont annoncé avoir visé en Irak dans la nuit des «terroristes» soutenus par l’Iran, en réponse à des attaques contre des cibles américaines et des installations pétrolières saoudiennes.

Les frappes ont visé des positions du Hachd al-Chaabi, alliance intégrée aux forces irakiennes, et tué au moins 20 combattants, a-t-elle indiqué.

Selon un bilan préliminaire de cette source, 32 combattants ont également été blessés.

Le Hachd al-Chaabi a parlé d’une «agression» américano-saoudienne, qui a visé ses bases dans sept provinces, dont Bagdad, Ninive (nord) et Bassorah (sud), faisant des dégâts.

La coalition a aussi dénoncé une «escalade dangereuse» contre des «institutions de sécurité officielles».

Un responsable au sein de l’alliance a indiqué que les frappes les plus meurtrières étaient celles survenues à Ninive et dans la province de Diyala (centre).

Désarmement

Le Hachd al-Chaabi est une alliance de paramilitaires et de factions créée en 2014 pour combattre les jihadistes et désormais intégrée aux forces armées irakiennes.

Des groupes soutenus par l’Iran disposent de brigades qui opèrent au sein de l’alliance, mais nombre d’entre eux ont la réputation d’agir de leur propre chef.

Les raids ont été menés après que Ryad a affirmé que ses forces avaient intercepté des drones visant des installations pétrolières dans l’est du pays, en accusant des groupes pro-iraniens en Irak.

Mais ceux-ci ont démenti être responsables.

Les groupes les plus actifs sont réunis au sein d’une alliance connue sous le nom de «Résistance islamique en Irak», qui est intervenue en soutien à Téhéran durant le conflit au Moyen-Orient, revendiquant des centaines d’attaques contre des bases américaines en Irak et dans la région.

Mais ils n’ont revendiqué aucune attaque depuis la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran en début de mois.

L’Irak a longtemps été un terrain de confrontation par procuration entre les États-Unis et l’Iran, les gouvernements successifs négociant un équilibre délicat entre ses deux partenaires, eux-mêmes ennemis.

Les dernières frappes interviennent alors que la pression américaine sur Bagdad s’accentue pour désarmer les groupes pro-iraniens.

Le nouveau premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, arrivé au pouvoir cette année avec l’aval de Washington, a promis de veiller à ce qu’ils rendent leurs armes, mais il s’est heurté à la résistance de certaines factions puissantes.

Plus tôt ce mois-ci, il s’est rendu à la fois aux États-Unis et en Iran.