🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les États-Unis envisagent d’utiliser leur plus puissante bombe conventionnelle contre l’Iran

Un tel scénario, dans le but de bombarder les infrastructures énergétiques et les sites nucléaires iraniens, constituerait une escalade notable.

Publié le 

Une manifestante scande un slogan tout en brandissant une affiche représentant le Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, lors d'un rassemblement pro-gouvernemental sur une place de Téhéran, jeudi 8 octobre 2026. Une manifestante scande un slogan tout en brandissant une affiche représentant le Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, lors d'un rassemblement pro-gouvernemental sur une place de Téhéran, jeudi 8 octobre 2026. (Vahid Salemi/AP Photo/Vahid Salemi)

L’armée américaine envisage de recourir à la bombe conventionnelle la plus puissante dont disposent les États-Unis si Donald Trump ordonne de relancer les frappes sur l’Iran, affirme CNN jeudi citant des responsables proches du dossier.

Un tel scénario, dans le but de bombarder les infrastructures énergétiques et les sites nucléaires iraniens, constituerait une escalade notable, souligne la chaîne.

La GBU-43 est une bombe à effet de souffle massif (MOAB) qui n’a été utilisée qu’une seule fois en 2017, durant le premier mandat de Donald Trump, contre des positions souterraines du groupe État islamique en Afghanistan.

Son acronyme anglais lui vaut le surnom de «mère de toutes les bombes».

Cette photo fournie par la base aérienne d'Eglin montre la bombe GBU-43/B « Massive Ordnance Air Blast ». Cette photo fournie par la base aérienne d'Eglin montre la bombe GBU-43/B « Massive Ordnance Air Blast ».

Le président Trump a dit la semaine dernière exclure d’attaquer l’Iran avant les élections législatives du 3 novembre aux États-Unis, qui s’annoncent difficiles pour son camp républicain.

Il a assuré que Washington avait des «discussions productives» avec Téhéran.

Plusieurs médias américains ont toutefois rapporté que la Maison Blanche avait demandé au Pentagone d’élaborer des scénarios pour éventuellement frapper des cibles iraniennes avant les élections de mi-mandat.

Selon l’une des sources citées par CNN, Donald Trump a donné consigne que ces plans incluent «beaucoup d’infrastructures énergétiques» et prévoient l’utilisation possible d’une bombe MOAB.

Une autre source de la chaîne a indiqué que le recours à cette bombe était «aussi explicitement prévu» dans les options ciblant les sites nucléaires iraniens, notamment le mont Kolang, soupçonné d’abriter un complexe nucléaire profondément enfoui en construction depuis plusieurs années.

Ce mont, appelé Pickaxe Mountain en anglais (Kolang signifie «pioche» en persan), est situé près de l’ancien complexe de Natanz, bombardé par les États-Unis en juin 2025.

Des responsables américains ont émis des doutes quant à l’intérêt de bombarder de telles cibles avec une MOAB, jugée par une des sources de CNN «très efficace pour raser de vastes zones, mais pas pour grand-chose d’autre».

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

«Elle n’a clairement pas été conçue comme une ogive à pénétration profonde», a souligné la même source.

Des inquiétudes ont été soulevées aussi quant au risque de nombreuses victimes civiles lié à l’effet de souffle d’une telle bombe si elle était utilisée à proximité de zones habitées.

Interrogé par l’AFP, le Pentagone n’a pas réagi à ce stade.