Conflit au Moyen-Orient

Les États-Unis disent avoir intercepté un pétrolier iranien sanctionné

«Au cours de la nuit, les forces américaines ont procédé, sans incident, à un droit de visite, une interception maritime et une inspection à bord du pétrolier sanctionné M/T Tifani.»

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Un vraquier ancré dans le détroit d'Ormuz, samedi 18 avril 2026. (Photo AP) Un vraquier ancré dans le détroit d'Ormuz, samedi 18 avril 2026. (Photo AP) (Asghar Besharati/AP)

Le ministère américain de la Défense a affirmé mardi sur son compte X avoir intercepté et inspecté «sans incident» un navire sous sanction, identifié par l’AFP comme lié à l’Iran, dans une zone non précisée.

«Au cours de la nuit, les forces américaines ont procédé, sans incident, à un droit de visite, une interception maritime et une inspection à bord du pétrolier sanctionné M/T Tifani, dépourvu de pavillon, dans la zone de responsabilité de l’INDOPACOM», le commandement pour la zone Indo-Pacifique de l’armée américaine, a indiqué le ministère.

Le message réaffirme la volonté américaine «de perturber les réseaux illicites et d’intercepter les navires sanctionnés apportant un soutien matériel à l’Iran, où qu’ils opèrent», précisant que les eaux internationales ne constituaient «pas un refuge pour les navires sanctionnés».

Le Tifani est un «navire-citerne sous pavillon du Botswana», selon la société de renseignement Vanguard Tech, qui précise que le pétrolier a été intercepté «dans l’océan Indien».

Son dernier signal avait été repéré mardi à mi-chemin entre le Sri Lanka et le détroit de Malacca, selon le site de suivi maritime Marine Traffic.

Guerre en Iran: encore loin d’un accord de paix Le président américain Donald Trump a devancé la fin du cesse-le-feu avec l’Iran à mercredi plutôt que jeudi.

Le navire est sanctionné par les États-Unis.

Selon les données maritimes de la société Kpler, le navire avait embarqué environ 2 millions de barils de pétrole brut sur l’île de Kharg le 5 avril dernier et avait franchi le détroit d’Ormuz le 9 avril. Son signal AIS indiquait qu’il se dirigeait vers Singapour.

Ces dernières années, le Tifani avait réalisé de nombreux transferts de cargaisons de pétrole en ship to ship (navire à navire) au large de Singapour et de la Malaisie, zone qui constitue une plaque tournante du commerce vers la Chine de la flotte fantôme iranienne de pétroliers sanctionnés. Le navire a multiplié les allers-retours entre cette zone et tantôt l’Iran tantôt la Chine.

Donald Trump affirme vouloir maintenir le blocus sur les ports iraniens «tant qu’il n’y aura pas d’ACCORD avec Téhéran», alors que le doute subsistait mardi sur la tenue, ou non, d’un deuxième round de négociations entre les deux pays à Islamabad.

Lundi, la société de données maritime Lloyd’s List Intelligence avait cependant relevé qu’«au moins 26 navires de la flotte fantôme iranienne (avaient) contourné le blocus américain» depuis son instauration la semaine dernière.