Conflit au Moyen-Orient

Les Émirats arabes unis critiquent la faiblesse de leurs alliés du Golfe face à l’Iran

Téhéran a tiré des centaines de missiles et de drones vers les monarchies du Golfe.

Publié le 

De la fumée s'élève après une attaque de drone iranien dans la zone portuaire de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le dimanche 1er mars 2026. De la fumée s'élève après une attaque de drone iranien dans la zone portuaire de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le dimanche 1er mars 2026. (Fatima Shbair)

Un haut responsable émirati a critiqué lundi la réaction de ses alliés du Golfe, qualifiée de «faible», après les attaques menées par l’Iran dans la région en réponse à l’offensive israélo-américaine.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman ont créé le Conseil de coopération du Golfe (CCG) en 1981, et un accord de défense commune a été signé en 2000, a rappelé le conseiller du président émirati, Anwar Gargash, lors de l’une conférence à Dubaï.

Après le déclenchement par Israël et les États-Unis de l’offensive sur l’Iran et la propagation du conflit à la rive sud du Golfe, «les États membres se sont mutuellement soutenus au niveau logistique, mais tant sur le plan politique que militaire, je pense que leur position a été la plus faible historiquement», a-t-il affirmé.

«Je m’attendais à une position aussi faible de la part de la Ligue arabe et cela ne me surprend pas, mais je ne m’y attendais pas de la part du CCG», a-t-il ajouté.

Le détroit d’Ormuz toujours sous pression Il n’y a aucun signe d’apaisement dans la guerre en Iran, alors qu’une trêve fragile est toujours en vigueur.

Téhéran a tiré des centaines de missiles et de drones vers les monarchies du Golfe en affirmant viser des intérêts américains ou répondre aux attaques menées depuis leur territoire.

Les Émirats, qui ont été le pays le plus visé, ont adopté depuis un ton offensif envers la République islamique, tandis que ses voisins ont semblé plus mesurés.

Les monarchies du Golfe ont toujours eu des «relations difficiles» avec leur grand voisin chiite, a souligné M. Gargash.

Selon lui, elles ont adopté ces dernières années une «politique d’endiguement de l’Iran», que ce soit à travers des «médiations, des partenariats dans le domaine énergétique, des accords stratégiques ou, comme dans le cas des Émirats arabes unis, des relations commerciales».

Mais «ces politiques ont lamentablement échoué, et nous sommes désormais confrontés à une réévaluation majeure», a-t-il dit.