Conflit au Moyen-Orient

Les dirigeants saoudien et émirati accusent l’Iran d’une «dangereuse escalade»

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Une femme brandit une affiche du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, tout en agitant le drapeau de son pays lors d'une manifestation en faveur du gouvernement sur la place Enqelab-e-Eslami, ou place de la Révolution islamique, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le samedi 14 mars 2026. Une femme brandit une affiche du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, tout en agitant le drapeau de son pays lors d'une manifestation en faveur du gouvernement sur la place Enqelab-e-Eslami, ou place de la Révolution islamique, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le samedi 14 mars 2026. (Vahid Salemi)

Le prince héritier saoudien et le président des Émirats arabes unis ont accusé l’Iran de provoquer «une dangereuse escalade» en ciblant ses voisins du Golfe, lors d’un entretien téléphonique lundi.

Le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et Mohammed ben Zayed ont discuté «des attaques iraniennes continues et flagrantes visant des pays de la région», selon un communiqué publié par l’agence de presse émiratie WAM.

La poursuite de ces attaques, lancées en représailles à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, «représente une escalade dangereuse menaçant la sécurité et la stabilité de la région», ont-ils dénoncé.

«Les deux parties ont souligné la nécessité d’un arrêt immédiat de l’escalade militaire (…) et l’importance de privilégier un dialogue sérieux et les moyens diplomatiques», sans interpeller explicitement ni les États-Unis ni Israël, selon le communiqué.

Au premier jour du conflit, le 28 février, les deux dirigeants s’étaient déjà entretenus au téléphone, pour la première fois depuis l’éclatement de leurs différends en décembre, quand Ryad avait accusé Abou Dhabi de menacer sa sécurité en soutenant des séparatistes au Yémen.

Tout ce qu’il faut savoir sur les attaques de navires dans le détroit d’Ormuz Conflit en Iran: une vingtaine de navires commerciaux se trouvant dans le détroit d’Ormuz ou à proximité ont été attaqués.