🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les constructeurs automobiles iraniens placés sur la liste noire de Washington

Washington entend «assécher les ressources du régime une fois pour toutes», affirme le ministre Scott Bessent.

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Le ministre des Finances, Scott Bessent, s'exprime lors d'une conférence de presse, lundi 24 août 2026, au ministère des Finances à Washington. Photo AP Le ministre des Finances, Scott Bessent, s'exprime lors d'une conférence de presse, lundi 24 août 2026, au ministère des Finances à Washington. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

Les États-Unis ont à nouveau durci jeudi leur régime de sanctions contre l’Iran en plaçant sur leur liste noire les principaux constructeurs automobiles du pays, la compagnie ferroviaire publique nationale ou encore un fabricant de motos.

Washington entend «assécher les ressources du régime une fois pour toutes», affirme le ministre américain des Finances Scott Bessent, cité dans un communiqué.

Le responsable est chargé par le président Donald Trump de mener le volet économique du conflit contre l’Iran.

Il a récemment visé l’intégralité du secteur aérien et juré d’être intraitable à l’égard de toute entreprise étrangère prêtant assistance aux Iraniens.

La nouvelle volée de sanctions inclut le plus gros constructeur automobile du pays, Iran Khodro (IKCO), son concurrent Saipa, plusieurs sociétés ferroviaires dont la compagnie nationale publique RAI.

Est aussi visé le fabricant Niroo Motor Shiraz, qui a fourni selon l’exécutif américain «plus de 6000 motos destinées aux patrouilles d’agents de renseignement en civil».

Plusieurs entreprises sont également sanctionnées en dehors d’Iran, notamment aux Émirats arabes unis, en Turquie et en Allemagne. Washington leur reproche de fournir des producteurs iraniens en pièces automobiles ou matériaux.

Le ministère américain des Finances présente Iran Khodro comme l’un des plus grands constructeurs automobiles du Moyen-Orient.

L’entreprise était un partenaire historique du constructeur français Peugeot jusqu’en 2018, lorsque les États-Unis ont réimposé des sanctions économiques contre l’Iran sous le premier mandat de Donald Trump.

Les entreprises occidentales, dont Peugeot qui était un important vivier d’emplois en Iran, avaient alors été contraintes de quitter le pays.