🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les Émirats arabes unis suspendent tous les vols des compagnies iraniennes jusqu’à nouvel ordre

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Des responsables yéménites des aéroports, de la sécurité et des transports accueillent un avion de la compagnie aérienne privée iranienne Mahan Air après son atterrissage à l'aéroport international de Sanaa, au Yémen, le dimanche 1er mars 2015. Photo AP Des responsables yéménites des aéroports, de la sécurité et des transports accueillent un avion de la compagnie aérienne privée iranienne Mahan Air après son atterrissage à l'aéroport international de Sanaa, au Yémen, le dimanche 1er mars 2015. Photo AP

Les Émirats arabes unis ont confirmé jeudi suspendre jusqu’à nouvel ordre tous les vols des compagnies iraniennes, afin de se conformer aux nouvelles sanctions américaines visant le secteur aérien de l’Iran.

L’agence de presse iranienne Isna avait indiqué plus tôt que les compagnies iraniennes n’étaient plus autorisées à voler vers les Émirats, après déjà une série d’annulations vers d’autres destinations internationales mercredi.

Les autorités émiraties ont confirmé avoir ordonné «la suspension de tous les vols opérés par des compagnies iraniennes vers et depuis les Émirats arabes unis, à compter d’aujourd’hui (…) et ce jusqu’à nouvel ordre».

L’Autorité générale de l’aviation civile a pris cette décision en raison des «sanctions américaines imposées aux compagnies aériennes iraniennes les empêchant d’utiliser des aéroports à travers le monde», indique un communiqué publié par l’agence de presse officielle émiratie WAM.

Les États-Unis ont placé sous sanctions début septembre l’ensemble du secteur aérien de l’Iran et juré d’être intraitables à l’égard des entreprises étrangères qui leur prêtent assistance.

Elles avaient jusqu’au 23 septembre pour se mettre en conformité, par exemple en cessant le ravitaillement en kérosène des avions iraniens.

Un non-respect de l’embargo américain les expose à être à leur tour placées sur liste noire et donc coupées du système financier en dollars.

Dès mercredi, jour d’entrée en vigueur des sanctions, les principales compagnies aériennes iraniennes ont été contraintes d’annuler leurs vols internationaux quand l’ensemble des pays limitrophes ont pris des mesures d’interdiction.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Dubaï était la plus importante destination au Moyen-Orient pour les compagnies iraniennes avec plusieurs vols par jour depuis l’Iran.

L’aéroport de Dubaï, qui offre des dessertes avec l’Europe, l’Asie et l’Afrique, servait souvent d’escale aux voyageurs iraniens ou de destination finale pour les hommes d’affaires.

Le Turkménistan, voisin de l’Iran, s’est également ajouté à la liste des pays interdisant aux avions iraniens de se poser.

«Le Turkménistan n’ayant pas autorisé les compagnies aériennes iraniennes à survoler son espace aérien, le vol Téhéran-Douchanbé (au Tadjikistan) n’a pu atterrir à destination et a dû retourner à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran», a déclaré à l’agence Isna le porte-parole de l’Organisation de l’aviation civile, Majid Akhavan.

La Turquie voisine reste pour l’heure la principale option pour les Iraniens qui souhaiteraient quitter l’Iran ou retourner chez eux.

Et malgré les sanctions, des compagnies iraniennes de petite taille continuent à desservir l’étranger, notamment la Chine, qui refuse de se plier aux pressions américaines, mais aussi l’Arménie.

L’Iran compte près de 30 compagnies aériennes, la plupart sur des liaisons intérieures ou transfrontalières.

Iran Air, la compagnie nationale, et Mahan, une société privée, sont les deux principales.