🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les attaques contre l'oléoduc saoudien ont été perpétrées depuis l'Irak

Le premier ministre irakien Ali al-Zaidi a ordonné l’ouverture d’une enquête sur le commandement des opérations de la province de Maysan.

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Cette image satellite fournie par Planet Labs PBC le 27 juillet 2026 montre de la fumée s'élevant de l'usine de traitement de pétrole de Saudi Aramco à Abqaiq, en Arabie saoudite, en 2026. Planet Labs PBC via AP, archive Cette image satellite fournie par Planet Labs PBC le 27 juillet 2026 montre de la fumée s'élevant de l'usine de traitement de pétrole de Saudi Aramco à Abqaiq, en Arabie saoudite, en 2026. (Planet Labs PBC via AP, archive)

Des attaques contre un oléoduc saoudien stratégique ont été menées depuis le territoire irakien, a déclaré samedi le gouvernement irakien, qui s’est engagé à mener une enquête approfondie. Le président américain Donald Trump a semblé imputer la responsabilité de cette attaque, qui a paralysé l’oléoduc, à l’Iran.

L’Irak a fermé deux postes-frontières clés avec l’Iran, suspendant tout trafic de passagers et de marchandises jusqu’à nouvel ordre, ont rapporté samedi les médias d’État iraniens.

Le premier ministre irakien Ali al-Zaidi a ordonné l’ouverture d’une enquête sur le commandement des opérations de la province de Maysan et a démis de ses fonctions son commandant après que les autorités ont établi que des attaques visant l’Arabie saoudite avaient été lancées depuis un site situé dans cette province, a indiqué le gouvernement irakien dans un communiqué publié tôt samedi matin.

L’Arabie saoudite a fermé vendredi l’important oléoduc traversant le pays, affirmant qu’il s’agissait d’une «mesure de précaution».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a imputé ces attaques à plusieurs drones provenant d’Irak et, dans un communiqué, a déclaré que le royaume ne riposterait pas afin de donner au gouvernement irakien «l’occasion de prendre les mesures nécessaires».

L’oléoduc Est-Ouest s’est avéré vital pour la poursuite des exportations de pétrole de l’Arabie saoudite au cours des derniers mois, depuis que la guerre avec l’Iran a perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les exportations de pétrole saoudien via le port de la mer Rouge, situé à l’extrémité de l’oléoduc, ont plus que doublé depuis le début de la guerre avec l’Iran.

Les milices irakiennes soutenues par Téhéran ont lancé des attaques contre des cibles liées aux États-Unis, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Irak, depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, et se sont coordonnées avec les rebelles houthistes du Yémen pour attaquer l’Arabie saoudite.

Les cours du brut ont de nouveau grimpé cette semaine au-delà des 100 $ le baril, ce qui confère à Téhéran davantage de poids dans d’éventuelles négociations. Les analystes craignent que la prise de la ville portuaire yéménite de Mokha par les houthistes ne complique encore davantage le trafic maritime en mer Rouge et ne fasse grimper les prix du pétrole.

Valiollah Hayati, vice-gouverneur de la province du Khuzestan, dans le sud-ouest de l’Iran, a rapporté que les autorités irakiennes avaient annoncé la fermeture des postes-frontières de Shalamcheh et de Chazabeh.

M. Hayati a exhorté les commerçants, les chauffeurs et les voyageurs à ne pas s’approcher de ces postes-frontières jusqu’à nouvel ordre. Il a précisé que les autorités compétentes publieraient des informations supplémentaires.

Shalamcheh et Chazabeh comptent parmi les principaux postes-frontières officiels entre l’Iran et l’Irak.

Interrogé par des journalistes pour savoir s’il pensait que l’Iran était derrière l’attaque contre l’oléoduc saoudien, Donald Trump a répondu par l’affirmative. «C’est probablement le cas. Vous savez, ils sont sur le qui-vive en ce moment. Mais je pense que c’est eux», a-t-il dit.

Le président américain se trouvait à Dublin, où il a rencontré des dirigeants irlandais avant de se rendre dans son club de golf situé sur la côte atlantique du pays.

Il a également déclaré que son administration avait «eu des discussions» avec les houthistes, sans toutefois préciser quand ces discussions avaient eu lieu.

«Les houthistes nous ont appelés, et ils ne veulent pas se battre contre nous, a déclaré M. Trump. Ils préféreraient de loin que nous ne nous en mêlions pas, et ils laissent passer la plupart des navires.»

Interrogé sur un récent entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien, M. Trump a répondu que c’était un de ses bons amis. «Je peux simplement dire que tout va s’arranger à merveille. Ça va très bien se passer.»

La Maison-Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant la date de ces discussions.