🌍 Conflit au Moyen-Orient

L’épouse du premier ministre israélien s’en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahou s’en est prise à Yair Golan, un général de l’armée qui dirige le parti «les démocrates».

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (au centre à droite) et son épouse Sara (au centre à gauche) ont voté au bureau de vote principal de son parti, le Likoud, lors des primaires organisées en vue des élections législatives israéliennes d'octobre, à Jérusalem, le 17 août 2026. Ohard Zwigenberg/Pool/AFP/Getty Images via CNN Newsource Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (au centre à droite) et son épouse Sara (au centre à gauche) ont voté au bureau de vote principal de son parti, le Likoud, lors des primaires organisées en vue des élections législatives israéliennes d'octobre, à Jérusalem, le 17 août 2026. Ohard Zwigenberg/Pool/AFP/Getty Images via CNN Newsource

Sara Netanyahou, l’épouse du premier ministre israélien, a laissé entendre qu’un chef de l’opposition avait eu connaissance du projet d’attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines d’élections législatives qui s’annoncent particulièrement serrées.

Lors d’une entrevue diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahou s’en est prise à Yaïr Golan, un ancien général qui dirige le parti «Les démocrates», formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari Benjamin Netanyahou.

M. Golan était «déjà habillé et prêt» à l’aube du 7 octobre 2023, «alors que d’autres ne savaient rien, y compris le premier ministre», a-t-elle déclaré.

Yaïr Golan avait ce jour-là décidé de son propre chef de prendre son arme pour se joindre à la riposte contre le Hamas sur le sol israélien, peu de temps après l’attaque-surprise des commandos islamistes.

Selon les médias, il aurait sauvé au moins six personnes du site du festival Nova, théâtre d’un massacre, qui a entraîné la mort d’au moins 370 personnes.

Les propos de Sara Netanyahou ont suscité mardi une levée de boucliers dans l’opposition.

Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos «vils et mensongers». «La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie», a ajouté le mouvement.

L’intéressé a exigé sur son compte X des «excuses dans les 24 heures et une indemnisation pour les survivants de la Nova». En cas de refus, il a menacé Sara Netanyahou de la poursuivre en justice et réclamé des dédommagements «à hauteur de 2,5 millions de shekels».

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au premier ministre, a également fustigé sur X «la théorie folle et mensongère du complot de trahison», propagée selon lui par l’entourage de M. Netanyahou pour «attiser la haine et perpétuer» son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d’une partie de la classe politique.

D’après un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu’une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre.

L’attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1 221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP. Ce jour-là, 251 personnes avaient été prises en otage, dont 44 déjà mortes.

L’offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73 000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.