🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le Sri Lanka n'a pas l'intention d'aider les navires iraniens

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Le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Vijitha Herath, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 28 septembre 2026. Photo AP Le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Vijitha Herath, lors de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 28 septembre 2026. Photo AP (Yuki Iwamura)

Le gouvernement sri-lankais n’a aucune intention immédiate de venir en aide aux 19 navires iraniens qui sont à l’ancrage dans les eaux internationales près du pays et font face à des manques de nourriture, d’eau et de carburant.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Thushara Rodrigo, a déclaré que le Sri Lanka ferait passer ses intérêts nationaux avant toute aide éventuelle, et que les entreprises qui approvisionnent ces navires sont conscientes des sanctions secondaires que pourraient imposer les États-Unis.

Il a toutefois précisé qu’aucune communication n’avait été reçue de la part des États-Unis, mettant en garde contre d’éventuelles répercussions si le Sri Lanka décidait d’apporter son aide.

M. Rodrigo a ajouté que les navires se trouvaient à 24 milles marins des côtes sri-lankaises et avaient signalé des pénuries de nourriture, d’eau et de carburant.

L’ambassade d’Iran au Sri Lanka a indiqué ne disposer d’aucune information à ce sujet.

Ces derniers développements concernant des navires iraniens au large des côtes sri-lankaises surviennent près de sept mois après qu’une attaque à la torpille américaine a coulé le navire de guerre iranien IRIS Dena, causant la mort de 87 marins.

Le navire rentrait au port après avoir participé à un exercice naval à l’invitation de l’Inde. Un deuxième navire iranien a été conduit dans un port sri-lankais après que son équipage a signalé des problèmes techniques.

Les marins blessés, qui ont été soignés dans des hôpitaux sri-lankais, ainsi que ceux secourus à bord du deuxième navire, ont été rapatriés en toute sécurité en Iran.

Le Sri Lanka sort d’une crise économique et tant les États-Unis que l’Iran sont pour lui des partenaires commerciaux essentiels. Les États-Unis ont joué un rôle important en contribuant à la mise en place d’un plan de sauvetage du Fonds monétaire international et en aidant le secteur agricole du pays à éviter une crise alimentaire.

Le ministre sri-lankais des Affaires étrangères, Vijitha Herath, a indiqué au journal local «Sunday Times» que ces navires étaient des pétroliers iraniens et qu’ils étaient à l’ancrage au large du Sri Lanka depuis plusieurs mois, après que les États-Unis ont repris leur blocus naval du détroit d’Ormuz, laissant des dizaines de navires iraniens bloqués et incapables de rentrer chez eux.

«Nous nous trouvons cependant dans une situation difficile», a déclaré l’analyste en affaires internationales Dayan Jayatilleka, ajoutant que les possibilités d’action concrètes du Sri Lanka étaient limitées.

«Il est clair pour le monde entier que nous ne refusons pas volontairement d’apporter notre aide, mais il y a des raisons pour lesquelles nous devons faire preuve de prudence et réfléchir mûrement. Ce que nous pouvons faire, c’est respecter le droit international humanitaire.»

«Ce ne sont pas des navires de guerre. Ce sont des cargos qui transportaient du pétrole de l’Iran vers la Chine, a-t-il précisé. Si, pour une raison quelconque, ces navires pénètrent dans nos eaux parce qu’ils sont attaqués, nous avons l’obligation morale de leur porter immédiatement secours.»