Conflit au Moyen-Orient

Le retrait israélien du sud du Liban est une exigence «non négociable»

Israël occupe une vaste partie du sud du Liban et mène des frappes massives sur les villages échappant à son contrôle, malgré une trêve avec le Hezbollah.

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Le président libanais Joseph Aoun prend la parole lors d'une cérémonie marquant la Journée de l'armée au ministère libanais de la Défense à Yarzeh, près de Beyrouth, au Liban, le jeudi 31 juillet 2025. (Service de presse de la présidence libanaise via AP) Le président libanais Joseph Aoun prend la parole lors d'une cérémonie marquant la Journée de l'armée au ministère libanais de la Défense à Yarzeh, près de Beyrouth, au Liban, le jeudi 31 juillet 2025. (Service de presse de la présidence libanaise via AP)

Le président libanais a défendu lundi sa décision de négocier avec Israël et affirmé que son exigence d’un retrait total israélien du sud du Liban n’était «pas négociable», alors que des pourparlers entre les deux pays doivent reprendre cette semaine à Washington.

Dans un communiqué commémorant le retrait israélien du sud du pays en 2000, Joseph Aoun a affirmé que cet anniversaire intervenait alors que «les agressions israéliennes ne s’arrêtent pas et que des villages souffrent d’une occupation renouvelée».

Israël occupe une vaste partie du sud du Liban et mène des frappes massives sur les villages échappant à son contrôle, malgré une trêve avec le Hezbollah pro-iranien entrée en vigueur le 17 avril.

Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a renouvelé dimanche soir son opposition à ces négociations et répété qu’il refusait le désarmement de son mouvement.

«La négociation ne sera ni une reddition, ni ne fera de concessions», a assuré le président libanais.

«La voie vers un retrait israélien total demeurera une revendication nationale constante, non négociable, que l’État libanais s’emploie à obtenir à travers les négociations», a-t-il ajouté.

Trump: cessez-le-feu entre Israël et le Liban Donald Trump a annoncé jeudi que le premier ministre israélien et le président libanais étaient d’accord pour un cessez-le-feu de 10 jours.

M. Aoun a dans le même temps affirmé que «la libération du sud est le devoir de l’État».

Les autorités libanaises ont interdit les activités militaires du Hezbollah depuis le déclenchement du conflit le 2 mars, mais le mouvement islamiste continue de combattre l’armée israélienne dans le sud et de bombarder épisodiquement le nord d’Israël.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a condamné dimanche les propos du chef du Hezbollah, l’accusant d’appeler à «renverser» le gouvernement libanais et de vouloir «replonger le Liban dans le chaos».

Le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, ont entamé en avril des négociations sous l’égide des États-Unis.

Une nouvelle session est prévue à Washington les 2 et 3 juin, précédée d’une réunion de militaires des deux pays au Pentagone le 29 mai.

Le Liban a été entraîné dans le conflit au Moyen-Orient le 2 mars, après des tirs du Hezbollah sur Israël, en représailles à la mort du guide suprême iranien le 28 février dans l’attaque américano-israélienne contre Téhéran.

Les frappes israéliennes ont depuis fait plus de 3 100 morts au Liban, selon les autorités.