Conflit au Moyen-Orient

Le programme balistique iranien n’est pas au menu des négociations

«Les missiles iraniens servent à être tirés, pas à être négociés.»

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Des manifestants brandissent des drapeaux iraniens d'avant la révolution lors d'une manifestation devant le stade de Los Angeles, avant le match de football de la Coupe du monde du groupe G opposant l'Iran à la Nouvelle-Zélande, à Inglewood, en Californie, près de Los Angeles, le lundi 15 juin 2026. Des manifestants brandissent des drapeaux iraniens d'avant la révolution lors d'une manifestation devant le stade de Los Angeles, avant le match de football de la Coupe du monde du groupe G opposant l'Iran à la Nouvelle-Zélande, à Inglewood, en Californie, près de Los Angeles, le lundi 15 juin 2026. (Ty ONeil/AP Photo/Ty ONeil)

L’Iran a affirmé jeudi que son programme balistique n’était pas au menu des négociations à venir avec les États-Unis, au lendemain de la signature d’un protocole d’accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

«Les missiles iraniens servent à être tirés, pas à être négociés», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaïl Baghaï dans un entretien à la télévision d’État: «les capacités de défense iraniennes ne feront pas l’objet de discussions, d’aucune façon, avec qui que ce soit».

Les présidents américain Donald Trump et iranien Massoud Pezeshkian ont signé mercredi à distance un protocole d’accord visant à mettre un terme au conflit déclenché par une attaque israélo-américaine sur l’Iran le 28 février, et qui s’est propagé à une grande partie du Moyen-Orient.

Ce texte ouvre une période de 60 jours pour des négociations en détail sur le programme nucléaire iranien et une levée de sanctions contre Téhéran.

En revanche, le programme balistique iranien, une inquiétude de longue date des Américains et de leurs alliés israéliens, n’est pas mentionné dans le texte de l’accord.

Au plus fort des hostilités, jusqu’à un cessez-le-feu précaire entré en vigueur le 8 avril, les États-Unis et Israël ont visé les infrastructures balistiques de l’Iran, mais le pays a continué à riposter au moyen de missiles et de drones contre Israël et les pays du Golfe, alliés de Washington.

Avant le conflit, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait assuré que la République islamique devrait négocier sur son arsenal balistique, mais l’Iran refuse toute discussion sur ce qu’il considère être ses capacités défensives.

Mercredi face aux journalistes dans son avion Air Force One l’emmenant à Paris après le G7 à Évian (France), le président Trump a semblé faire évoluer la position des États-Unis sur le sujet, affirmant qu’il ne serait pas «juste» pour l’Iran de ne pas disposer de missiles.

«Ce que je dis, c’est que si d’autres pays en ont, ce ne serait pas très juste pour eux de ne pas en avoir quelques-uns», a-t-il dit, jugeant qu’«un missile balistique, ce n’est pas la même chose que ce dont nous parlons en matière nucléaire».