Le dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, s’est entretenu mardi à Ryad avec le vice-président des Émirats arabes unis, cheikh Mansour ben Zayed Al Nahyane, de la situation au Moyen-Orient, a rapporté un média officiel saoudien.
Cet entretien en tête à tête est le premier annoncé depuis l’apparition de divergences entre les deux alliés au sujet du Yémen, où ils soutiennent des camps rivaux au sein du gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Ryad.
L’invitation saoudienne a été lancée alors que le royaume essuie depuis plusieurs semaines des attaques des Houthis pro-iraniens, combattants antigouvernementaux yéménites, contre ses pétroliers, ses installations pétrolières, ses aéroports et même sa capitale.
Les deux hommes se sont réunis pour «passer en revue les relations bilatérales fraternelles et les évolutions régionales», a indiqué l’agence de presse saoudienne SPA, ajoutant que le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salmane, était présent.
En décembre 2025, le royaume saoudien avait accusé son voisin émirati de porter atteinte à sa sécurité en soutenant des séparatistes yéménites ayant brièvement pris le contrôle de territoires proches de sa frontière.
La politique étrangère des deux riches monarchies du Golfe diffère au Yémen, au Soudan mais aussi dans la Corne de l’Afrique, où ils ont chacun soutenu des camps rivaux.
Alors que les Houthis tiennent désormais la capitale yéménite Sanaa et l’ensemble du littoral du pays sur la mer Rouge, Ryad a lancé plusieurs appels à l’aide à ses alliés internationaux, au premier rang duquel les États-Unis, sans succès jusqu’ici.
Les chefs d’état-major de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Pakistan, liés par un pacte de défense mutuelle, se sont entretenus vendredi de l’offensive des houthis pro-iraniens du Yémen contre le royaume, premier exportateur mondial de brut.
