Le président syrien, Ahmad al-Chareh, s’est entretenu par téléphone avec son homologue russe, Vladimir Poutine du renforcement des relations bilatérales, selon un communiqué de Damas, une première depuis l’annonce d’un accord sur l’avenir des deux bases russes en Syrie.
Lors de cet entretien, les deux dirigeants ont échangé sur «les relations bilatérales et les moyens de les développer», a indiqué la présidence syrienne.
Ils ont souligné «l’importance de poursuivre la coordination (…) entre les deux pays, de manière à servir les intérêts communs et la sécurité, et soutenir la stabilité en Syrie et dans la région».
Moscou était intervenu en 2015 dans la guerre civile syrienne en soutien à l’ancien président Bachar al-Assad, pilonnant les zones tenues par les rebelles, et utilisant largement la base aérienne de Hmeimim et la base navale de Tartous.
Ces sites constituaient les seuls avant-postes militaires officiels de la Russie en dehors de l’ex-URSS.
Damas a annoncé le 9 août être parvenu à un accord avec Moscou sur l’avenir de ces bases.
Selon un communiqué du Kremlin mercredi, les dirigeants russe et syrien ont réaffirmé l’importance de cette entente.
Elle prévoit que les installations militaires de l’aéroport de Tartous et du port de Hmeimim soient transformées «en centres conjoints de formation (…), dans le cadre de nouveaux arrangements préservant les intérêts mutuels», avait annoncé le ministère syrien des Affaires étrangères.
Fruit d’un an et demi de négociations, l’accord fixe en outre «un délai n’excédant pas trois mois pour achever le processus».
Le renversement du pouvoir d’Assad en 2024, par une coalition de rebelles islamistes, a porté un sérieux coup à l’influence de Moscou dans la région. Vladimir Poutine s’efforce depuis de nouer des relations avec les nouvelles autorités de Damas, soutenues par les États-Unis.
La Syrie s’est de son côté déclarée disposée à coopérer avec Moscou et le président Ahmad al-Chareh a été reçu à deux reprises par Vladimir Poutine à Moscou depuis son accession au pouvoir.
