🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le président libanais effectue une visite exceptionnelle dans une ville du Sud

La visite du président Joseph Aoun à Nabatiyeh fait suite à la prise par Israël, au début du mois, de certaines parties de la crête d’Ali Taher.

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Sur cette photo diffusée par le service de presse de la présidence libanaise, le président libanais Joseph Aoun, au centre, est en visite près du site où Israël s'est emparé d'une colline stratégique au début du mois, dans la ville de Nabatiyeh, le 1... Sur cette photo diffusée par le service de presse de la présidence libanaise, le président libanais Joseph Aoun, au centre, est en visite près du site où Israël s'est emparé d'une colline stratégique au début du mois, dans la ville de Nabatiyeh, le 12 septembre 2026. AP (Lebanese Presidency Press Office)

Le président libanais a effectué samedi une visite exceptionnelle dans une ville du sud du pays, située à proximité de l’endroit où Israël s’est emparé d’une colline stratégique, alors que plane la crainte de nouvelles attaques israéliennes.

La visite du président Joseph Aoun à Nabatiyeh fait suite à la prise par Israël, au début du mois, de certaines parties de la crête d’Ali Taher. Les autorités israéliennes ont déclaré y avoir détruit des réseaux de tunnels du Hezbollah, malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis le 20 juin entre Israël et le groupe militant libanais.

Ce cessez-le-feu a mis fin à la majorité des combats, qui avaient débuté le 2 mars lorsque le Hezbollah avait tiré des roquettes sur Israël, deux jours après le déclenchement d’une guerre contre l’Iran par les États-Unis et Israël. Cependant, Israël a poursuivi ses attaques et ses frappes aériennes sur certaines zones du sud du Liban. Le Hezbollah a également tiré des drones explosifs sans revendiquer ces attaques.

Les chefs des agences de sécurité de ce pays en crise ont accompagné M. Aoun, a rapporté l’Agence nationale d’information, gérée par l’État. Certains habitants de Nabatiyeh ont appelé l’armée à renforcer sa présence dans la ville afin d’éviter une éventuelle offensive terrestre israélienne.

Dans une séquence diffusée par les chaînes de télévision locales, un homme a déclaré à M. Aoun que les habitants souhaitaient se sentir en sécurité et savoir que leurs enfants étaient à l’abri après avoir été déplacés et humiliés.

La dernière guerre entre Israël et le Hezbollah a fait plus de 4000 morts au Liban et déplacé plus d’un million de personnes. Depuis la mise en place du cessez-le-feu, des centaines de milliers de personnes sont rentrées chez elles dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de Beyrouth.

M. Aoun a déclaré que l’État se ferait l’écho des besoins des habitants afin qu’ils demeurent dans la zone.

Il s’est ensuite rendu dans le village voisin de Zawtar al-Gharbieh, qui fait partie de l’accord sur les «zones pilotes» négocié par les États-Unis, en vertu duquel Israël a accepté de se retirer de la région en échange du désarmement du Hezbollah.

Dans des propos publiés ultérieurement par son cabinet, le président a déclaré que les habitants du sud du Liban «ont le droit de vivre en sécurité et de construire leurs maisons avec l’assurance qu’elles ne seront ni démolies ni détruites».

Le Liban et Israël ont tenu plusieurs cycles de pourparlers directs à Washington et à Rome. Le Département d’État a annoncé vendredi que le prochain cycle de pourparlers entre Israël et le Liban se tiendrait à Rome en octobre.

Le Hezbollah rejette tout pourparler direct avec Israël et a appelé le gouvernement à abroger l’accord-cadre conclu en juin. Le groupe a également refusé un désarmement.