Conflit au Moyen-Orient

Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l’échec»

«Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S’il se poursuit, l’Iran ripostera.»

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Sur cette photo diffusée par l'agence de presse Tasnim, un hors-bord de la Marine des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) s'approche du cargo Epaminondas lors de ce que les médias d'État ont qualifié de saisie de l'un des deux navires accusés d'infractions dans le détroit d'Ormuz, le 21 avril 2026. Sur cette photo diffusée par l'agence de presse Tasnim, un hors-bord de la Marine des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) s'approche du cargo Epaminondas lors de ce que les médias d'État ont qualifié de saisie de l'un des deux navires accusés d'infractions dans le détroit d'Ormuz, le 21 avril 2026. (Meysam Mirzadeh)

Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les États-Unis était «voué à l’échec» et ne ferait qu’aggraver les perturbations dans le Golfe.

«Toute tentative d’imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (…) et est vouée à l’échec», a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu’un haut responsable de la Maison-Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus «pendant plusieurs mois».

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage «non seulement ne permettaient pas d’améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe».

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

Pete Hegseth devant le Congrès pour la première fois depuis le début du conflit en Iran Des démocrates sceptiques ont interpellé mercredi le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, pour la première fois depuis que l’administration Trump est entrée en guerre contre l’Iran, donnant lieu à des échanges tendus au sujet d’un conflit coûteux aux objectifs flous, qui a été mené sans l’accord du Congrès.

«Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S’il se poursuit, l’Iran ripostera», a averti mercredi sur la télévision d’État Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l’emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement «dans un avenir très proche» d’armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l’impact du blocus mené par les États-Unis, assurant qu’il «ne produirait aucun résultat».

«Les employés de l’industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème», a-t-il dit.