Le président iranien Massoud Pezeshkian a indiqué mardi à son homologue russe Vladimir Poutine que la région du Moyen-Orient pouvait résoudre ses problèmes sans l’implication des États-Unis, tout en appelant à davantage de coopération avec Moscou.
La Russie et l’Iran, deux des pays les plus lourdement sanctionnés au monde, entretiennent des liens politiques étroits. Leur partenariat militaire et économique s’est notoirement renforcé depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
«Je pense que nous sommes capables de résoudre nos problèmes dans la région sans dépendre des États-Unis», a déclaré M. Pezeshkian lors d’une réunion avec M. Poutine en marge d’un sommet sur l’énergie tenu à Moscou.
Tout en ajoutant : «si la volonté existe, et je suis convaincu qu’elle existe, nous pourrons nous entraider dans tous les domaines et développer nos relations scientifiques, économiques, industrielles, culturelles, sécuritaires et militaires».
De son côté, Vladimir Poutine a indiqué s’être entretenu «en tête à tête» avec M. Pezeshkian, «de la situation dans la région qui, sans aucun doute, ne peut que susciter de la préoccupation». Il a ajouté «espérer» que la situation «évolue de manière positive».
La semaine dernière, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi avait indiqué que la coopération irano-russe n’avait jamais été aussi étroite, à l’occasion de la première visite de son homologue russe Sergueï Lavrov en Iran depuis le début du conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran.
Début octobre, M. Poutine avait assuré à son homologue iranien que la Russie était prête à contribuer aux efforts de médiation entre l’Iran et les États-Unis dans le conflit au Moyen-Orient.
Les négociations entre Téhéran et Washington sont dans l’impasse et les États-Unis et Israël ont multiplié ces derniers jours les menaces de frappes contre la République islamique.
Lundi, des discussions entre l’Iran, le Pakistan, la Turquie et l’Arabie saoudite ont abouti, selon Téhéran, à la conclusion que la sécurité de la région doit être assurée par elle-même et au rejet de toute ingérence étrangère.
