🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le premier ministre du Liban réclame une nouvelle force internationale à l’ONU

«Une telle force devrait garantir la poursuite des fonctions de surveillance, de rapport et de liaison.»

Publié le 

Le premier ministre libanais Nawaf Salam prend la parole lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, vendredi 25 septembre 2026. Le premier ministre libanais Nawaf Salam prend la parole lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, vendredi 25 septembre 2026. (Seth Wenig/AP Photo/Seth Wenig)

Le premier ministre libanais Nawaf Salam a mis en garde vendredi contre le risque d’un «vide» que créerait le retrait de la force de l’ONU dans le sud du Liban sans être remplacée.

«Ce que nous tenons à souligner ici et aujourd’hui, c’est la nécessité d’éviter le vide que pourrait créer le retrait de la Finul, s’il devait avoir lieu sans qu’un accord ait été conclu sur la mise en place d’une nouvelle force internationale destinée à la remplacer», a déclaré le dirigeant dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU.

«Une telle force devrait garantir la poursuite des fonctions de surveillance, de rapport et de liaison» et viendrait compléter l’accord tripartite conclu entre le Liban, les États-Unis et Israël, a-t-il dit.

Sous pression américaine, le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en août dernier de fixer à décembre la fin du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), déployée depuis 1978.

La Finul compte actuellement 7500 Casques bleus, provenant d’une cinquantaine de pays. Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s’étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël.

L’armée israélienne mène des frappes sur le sud du Liban, sur fond de négociations L’armée israélienne a annoncé mener des frappes sur le sud du Liban, en réponse selon elle à une violation du cessez-le-feu par le Hezbollah.

M. Salam a aussi insisté sur la nécessité qu’«Israël se retire entièrement du territoire libanais» et que le Liban avance dans l’extension de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, en veillant «à ce que les armes soient détenues exclusivement par l’État».

Le Hezbollah parrainé par Téhéran s’oppose jusqu’ici à son désarmement.

Le Liban et Israël ont conclu en juin sous les auspices des États-Unis un accord-cadre, qui prévoit le retrait progressif des forces israéliennes et le désarmement du Hezbollah mais sa mise en œuvre piétine. Il est censé mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies.

«Ce qu’il faut c’est achever la transposition de cet accord-cadre dans les faits, avec un calendrier clair, et un mécanisme de vérification sur sa mise en œuvre», a déclaré le dirigeant libanais.