Le chef du pouvoir judiciaire iranien a appelé lundi à l’application rapide et sans «clémence» des peines prononcées contre des personnes accusées d’être affiliées à Israël et aux États-Unis.
«Nous ne devons ni retarder ni faire preuve de clémence dans l’exécution des verdicts définitifs contre ceux qui, en temps de guerre et de troubles, ont commis des crimes et étaient affiliés à l’ennemi agresseur», a déclaré Gholam Hossein Mohseni Ejei, cité par l’agence de presse Tasnim.
Il a aussi jugé «nécessaire d’accélérer l’examen et le traitement des affaires impliquant des personnes accusées de menacer la sécurité publique».
Ces dernières semaines, les autorités ont mené de vastes opérations à travers l’Iran, arrêtant des centaines de personnes soupçonnées de coopérer avec Israël et les États-Unis, les deux ennemis jurés de la République islamique, selon la presse locale.
Le chef de la police, Ahmad-Reza Radan, a donné dimanche le chiffre de 500 personnes arrêtées, soupçonnées d’être des «espions» et «d’envoyer des informations à l’ennemi et aux médias anti-iraniens», selon les médias locaux.
La moitié de ces mis en cause «fournissaient des informations pour frapper des cibles, étaient en contact avec des groupes armés et tentaient de perturber l’ordre public», a-t-il affirmé, sans précisions sur les dates de ces arrestations.
Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l’Iran, tuant son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant un conflit qui s’est étendu à l’ensemble du Moyen-Orient.
L’Iran a riposté en visant Israël et des intérêts américains dans la région.
