Les cours du pétrole sont en hausse jeudi, faute d’avancées diplomatiques vers une résolution du conflit au Moyen-Orient lors de l’Assemblée générale de l’ONU et avec le retour des menaces entre l’Iran et les États-Unis.
En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, prenait 2,21% à 105,36$.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,73% à 93,75$.
Le blocage du détroit d’Ormuz et le conflit entre les rebelles Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite, continuent de limiter la capacité d’exportation des pays du Golfe et de renchérir les coûts du transport maritime dans la région.
Un conseiller du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a mis en garde jeudi contre une extension du conflit «jusqu’à l’océan Indien» en cas de nouvelle attaque des États-Unis contre l’Iran.
Mercredi à la tribune de l’ONU, le président iranien, Massoud Pezshkian avait déjà affirmé en réponse à la menace de Donald Trump d’«annihiler» l’Iran, que «la résistance du peuple iranien ne fera que s’intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l’intimidation grandissante».
«Cela souligne à quel point le fossé entre les États-Unis et l’Iran reste profond, malgré des signaux diplomatiques plus positifs au début de la semaine», explique Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management «À notre avis, un accord avant les élections de mi-mandat aux États-Unis semble peu probable», précise l’analyste.
Faire monter les prix du pétrole avant cette échéance est devenu un moyen de pression important pour Téhéran, le sujet des prix des carburants étant particulièrement important pour les électeurs américains.
Le prix à la pompe du gazole a récemment battu des records aux États-Unis, à tel point que le président américain s’est dit «ouvert» à une interdiction de son exportation.
Le média en ligne américain Politico a rapporté mercredi que l’administration Trump préparait un projet visant à bloquer ces exportations pendant 90 jours, mais la Maison Blanche a rejeté ses affirmations auprès d’autres médias.
Un tel blocage pourrait en effet faire baisser les prix du gazole à court terme aux États-Unis, mais les ferait bondir pour les importateurs, notamment l’Europe qui a accru sa dépendance à Washington sur les produits raffinés.
