Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole bondit devant les hostilités dans le détroit d’Ormuz

Des navires ayant emprunté une route non autorisée par l’Iran, dans le sud de l’étroit passage, ont subi des attaques.

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On aperçoit des pompes à essence dans une station-service de Buffalo Grove, le jeudi 25 juin 2026. Photo AP On aperçoit des pompes à essence dans une station-service de Buffalo Grove, le jeudi 25 juin 2026. Photo AP (Nam Y. Huh)

Les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse lundi après un week-end marqué par des frappes américaines sur l’Iran et l’annonce par Téhéran de la fermeture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, référence internationale, augmentait de 3,75% à 78,86$, avant l’ouverture des marchés financiers en Asie.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate pour livraison en août, grimpait de 3,65% à 74,02$.

Des affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont repris ces derniers jours, alors que les deux pays avaient signé le 17 juin un protocole d’accord visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

Le texte prévoyait notamment une réouverture du détroit d’Ormuz par lequel transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial.

Donald Trump visé par un complot iranien, selon Israël Israël a transmis à Washington des informations selon lesquelles l’Iran prépare un nouveau plan pour assassiner le président Donald Trump.

Sa fermeture par l’Iran au début du conflit avait provoqué une flambée des cours du pétrole et des tensions d’approvisionnement, en particulier en Afrique et en Asie — un baril de Brent coûtait plus de 110$ au plus fort du conflit.

Téhéran considère que le détroit ne peut être traversé que selon ses conditions et a annoncé dimanche sa fermeture «jusqu’à nouvel ordre». Des navires ayant emprunté une route non autorisée par l’Iran, dans le sud de l’étroit passage, ont subi des attaques.

Les États-Unis assurent de leur côté que le détroit reste ouvert. Ils ont lancé une nouvelle série de frappes contre la République islamique pour l’empêcher «d’attaquer les équipages civils et navires commerciaux», selon les mots du Commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM).