🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole bondit avec la reprise des frappes au Moyen-Orient

«Ces évolutions jettent un froid sur l’idée d’une désescalade rapide dans le Golfe.»

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On aperçoit des pompes à essence dans une station-service de Buffalo Grove, le jeudi 25 juin 2026. (Photo AP/Nam Y. Huh) On aperçoit des pompes à essence dans une station-service de Buffalo Grove, le jeudi 25 juin 2026. (Photo AP/Nam Y. Huh) (Nam Y. Huh)

Les cours du pétrole repartent à la hausse mercredi en raison de la reprise des frappes au Moyen-Orient qui suscite des inquiétudes pour l’approvisionnement en or noir, après une accalmie des hostilités de plusieurs jours.

En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre grimpait de 5,32% à 88,56$. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, prenait de 5,02% à 83,23$.

La télévision d’État iranienne a notamment fait état mercredi de frappes américaines sur le nord-ouest du pays.

L’armée américaine avait annoncé dans la nuit avoir intercepté des missiles iraniens, puis lancé une attaque conjointe avec l’Arabie saoudite, récemment prise pour cible par des alliés de Téhéran, contre des milices pro-iraniennes en Irak.

«Ces évolutions jettent un froid sur l’idée d’une désescalade rapide dans le Golfe», estiment les analystes d’ING Warren Patterson et Ewa Manthey.

Le marché semblait pourtant optimiste mardi sur la possibilité d’un accord diplomatique après des propos de Donald Trump estimant que les discussions avec Téhéran avaient «de bonnes chances» d’aboutir.

Mais «avec les infrastructures pétrolières saoudiennes de plus en plus prises pour cible, le risque de perturbations de l’approvisionnement prolongées augmente», affirment-ils.

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Les récentes attaques des rebelles houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite, pro-iraniens, auraient contraint Saudi Aramco, la compagnie pétrolière nationale du royaume, «à fermer sa raffinerie de Jizan d’une capacité de 400 000 barils par jour», rapporte Tamas Varga, analyste chez PVM.

«Si cela est confirmé, cela ne fera qu’accentuer les inquiétudes liées aux tensions sur le marché des produits raffinés», qui connaît aussi des perturbations en Russie en raison des attaques ukrainiennes, ajoutent les analystes d’ING.

La navigation dans le très stratégique détroit d’Ormuz reste aussi verrouillée par l’Iran qui cherche à en conserver le contrôle et faire payer un droit de passage aux navires.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.

«La baisse des stocks et l’inquiétude palpable face à des perturbations prolongées de l’approvisionnement (…) soutiennent clairement les produits raffinés» dont les prix ont tendance à monter plus encore que ceux du brut, précise M. Varga.