Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole chute après des déclarations de Trump sur les négociations avec l’Iran

«Nous verrons bien ce qui va se passer.»

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The South Korean-operated vessel HMM NAMU is docked after being damaged from a fire following an explosion in the Strait of Hormuz, at a port in Dubai, United Arab Emirates, Friday, May 8, 2026. (Kim Sang-hun/Yonhap via AP) Le navire sud-coréen HMM NAMU est à quai après avoir été endommagé par un incendie consécutif à une explosion survenue dans le détroit d'Ormuz, dans un port de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le vendredi 8 mai 2026. Yonhap via AP (Kim Sang-hun)

Les cours du pétrole chutent davantage mercredi après des propos de Donald Trump assurant que les négociations avec Téhéran pour trouver une solution au conflit au Moyen-Orient sont entrées dans leur «dernière phase».

«Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j’espère que cela n’arrivera pas», a déclaré le président américain auprès d’un groupe de journalistes à Washington.

Ces déclarations ont renforcé le mouvement baissier déjà à l’œuvre sur le marché.

Mercredi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 5,55% à 105,10$, après être brièvement tombé à 103,24$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, tombait de 5,32% à 98,61 dollars, après avoir chuté jusqu’à 97 dollars.

Juste avant, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a salué le fait que le président américain Donald Trump «donne une chance à la diplomatie», appelant l’Iran à saisir cette occasion pour éviter une «escalade».

Offensive américaine annulée en Iran: Trump dit qu'il était à une heure d'agir Le président américain Donald Trump a déclaré avoir renoncé à une nouvelle offensive de grande envergure contre Téhéran, voyant un espoir de parvenir à un accord pour mettre fin au conflit déclenché par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran en février. Selon lui, tout était prêt: «J'étais à une heure de l'action», a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la séance, l’annonce du passage d’un pétrolier sud-coréen par le détroit d’Ormuz avait initié le mouvement de baisse des cours.

«En ce moment-même, notre navire pétrolier sort du détroit d’Ormuz, en coordination avec l’Iran», avait déclaré au Parlement le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun.

Selon le suivi maritime de MarineTraffic, il pourrait s’agir du Universal Winner. Ce navire «transporte du pétrole du Koweït», affirme Anna Macdonald, analyste chez Hargreaves Lansdown.

La Corée du Sud possède d’importantes raffineries et l’arrivée de pétrole brut dans ce pays est perçu par le marché comme un soulagement.

«Deux navires chinois auraient déjà effectué le voyage» auparavant, souligne Mme Macdonald, consolidant la tendance baissière mercredi.

Cependant Donald Trump qui alterne entre apaisement et tonalité agressive a aussi déclaré «n’être pas pressé» de trouver un accord.

Or tant que les flux pétroliers du Golfe restent largement bloqués, «il est probable que nous continuerons à observer une baisse continue des réserves de pétrole au cours des prochaines semaines», affirme Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.