🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole accélère avec la crainte de nouvelles frappes au Moyen-Orient

Le bond des cours est «une prime liée aux gros titres et rien de concret n’est connu pour l’instant».

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Iran Strait of Hormuz Un homme pêche tandis que des navires commerciaux semblent être à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, lundi 6 octobre 2026. (Amirhosein Khorgooi/ISNA via AP) (Amirhosein Khorgooi/AP Photo/Amirhosein Khorgooi)

Les cours du pétrole accélèrent leur hausse jeudi en raison d’informations publiées par des médias américains selon lesquelles la Maison Blanche pourrait frapper à nouveau l’Iran avant les élections législatives de mi-mandat prévues le 3 novembre.

En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 5,09% à 105,30$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, gagnait 5,12% à 92,80$.

«La Maison-Blanche a demandé au Pentagone d’élaborer des options de frappes contre des cibles iraniennes qui pourraient être mises en œuvre avant les élections de mi-mandat, selon deux responsables de l’administration», explique le site du magazine The Atlantic.

La décision finale ne serait pas encore prise, mais «si des opérations de combat de grande ampleur reprennent, elles devraient inclure des bombardements massifs visant les infrastructures énergétiques et nucléaires iraniennes», ajoute le média Axios citant «des sources».

Le bond des cours est «une prime liée aux gros titres et rien de concret n’est connu pour l’instant», souligne Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.

Les révélations sont à remettre dans le contexte «des efforts visant à faire pression sur l’Iran, à faire baisser les prix de l’énergie et à montrer des avancées dans le conflit avant les élections» de mi-mandat, précise Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Le pétrole est également porté par les tensions continues autour du détroit d’Ormuz et des hostilités entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite.

Un pétrolier naviguant au large du Qatar a signalé avoir été touché «par de multiples projectiles» et a fait état d’un nombre indéterminé de victimes, a rapporté mercredi soir l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

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Et le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé tôt jeudi que des combattants yéménites avaient frappé l’aéroport international de Ryad avec un missile balistique.

En outre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué dans un communiqué mercredi que «la mise à disposition de l’ensemble des stocks qui ont été promis, mais n’ont pas encore été libérés dans le cadre de l’Action collective de mars 2026 ajouterait environ 100 millions de barils au marché».

Cette déclaration intervient après l’annonce vendredi dernier de la part du G7 d’une libération coordonnée de 100 millions de barils par les pays membres de l’AIE.

Selon Arne Lohmann Rasmussen, les volumes annoncés par le G7 ne seraient donc pas de nouveaux barils débloqués par rapport aux 400 millions déjà évoqués en mars.

«Les quelque 100 millions de barils qui doivent encore être libérés font déjà partie de l’accord conclu en mars», estime l’analyste.