Le parti du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a accusé mercredi les partis à majorité arabe, en passe de remporter un record de 17 sièges au Parlement, d’avoir «volé les élections», au lendemain d’un scrutin législatif particulièrement serré.
Les élections «ont été volées par des partis arabes qui soutiennent le terrorisme et l’anéantissement de l’État juif», a affirmé le Likoud, assurant avoir des preuves de cas de «corruption, menaces, violence, falsifications et utilisation de logiciels interdits pour inciter les électeurs à voter».
Les partis arabes — Raam (un acronyme signifiant en hébreu «Liste arabe unie») et la Liste unifiée (extrême gauche) — ont créé la surprise en réalisant un score bien supérieur aux attentes.
Tout au long de sa campagne, Benjamin Netanyahou avait multiplié les attaques visant ces formations. Mardi, jour du scrutin, il a notamment affirmé que «trois hauts responsables» de Raam avaient été arrêtés dans le sud du pays en possession d’enveloppes contenant de l’argent liquide.

Le directeur général par intérim de la Commission électorale centrale, Dean Livneh, a lui fait état d’un incident «inhabituel», précisant que «la police avait interpellé», avant l’ouverture des bureaux de vote, «des individus qui tentaient d’acheter des voix». Il avait toutefois souligné qu’«aucun autre incident de ce type (n’avait) été signalé dans le pays».
Mansour Abbas, chef de Raam, avait dans la foulée accusé le premier ministre de «mentir» avec ces allégations de fraude électorale.
Mercredi, le Likoud a affirmé avoir transmis aux autorités policières, au Shin Bet (service de sécurité intérieure) et à la Commission électorale «des centaines de témoignages et de preuves de vol électoral dans de nombreux bureaux de vote arabes».
Il a réclamé une «enquête approfondie» et des poursuites judiciaires contre les responsables présumés, ainsi qu’une intervention immédiate de la Commission électorale pour examiner ces accusations.