Conflit au Moyen-Orient

Le Pakistan appelle les États-Unis et l’Iran à reprendre les pourparlers

«Nous exprimons l’espoir d’un rapide retour à la normale dans le détroit d’Ormuz.»

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Des ouvriers passent devant des panneaux publicitaires près de l'hôtel Serena, à la veille du deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, à Islamabad, au Pakistan, ce lundi 20 avril 2026. Photo AP Des ouvriers passent devant des panneaux publicitaires près de l'hôtel Serena, à la veille du deuxième cycle de négociations entre les États-Unis et l'Iran, à Islamabad, au Pakistan, ce lundi 20 avril 2026. Photo AP (Anjum Naveed)

Le Pakistan a appelé jeudi les États-Unis et l’Iran à mettre fin à leurs affrontements et à reprendre les négociations prévues dans le cadre du protocole d’accord signé en juin avec la médiation d’Islamabad.

«Bien que la mise en œuvre du protocole d’accord se heurte à des difficultés, le Pakistan continuera d’encourager toutes les parties à mettre fin aux violences et à reprendre les discussions techniques conformément au protocole d’accord», a déclaré à la presse Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

«Nous exprimons l’espoir d’un rapide retour à la normale dans le détroit d’Ormuz et soulignons l’importance de garantir en permanence la sûreté, la sécurité et la liberté de navigation maritime», a-t-il ajouté.

Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril mais les installations pétrolières et gazières du Golfe sont pour l’heure épargnées.

Ces tirs ont fait voler en éclats le protocole d’accord signé à la mi-juin, qui devait mettre fin aux hostilités.

L’Iran, qui a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz le week-end dernier, a promis que cette voie maritime resterait fermée jusqu’à la fin des «agressions» américaines.

Le retour des hostilités a fait flamber les cours mondiaux du pétrole et fait craindre une hausse de l’inflation.

Dans le détroit d’Ormuz, passage situé dans les eaux iraniennes et omanaises par lequel transitait avant le conflit un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié (GNL) mondiaux, le trafic s’est raréfié après l’attaque de plusieurs pétroliers.

Le Pakistan reconnaît un «besoin urgent» de remédier à une situation pénalisant «l’approvisionnement énergétique mondial» ainsi que «le commerce et la sécurité alimentaire», selon M. Andrabi.

«De nombreux pays, en particulier ceux du Sud, subissent les conséquences négatives de la situation dans le détroit d’Ormuz», a-t-il ajouté.