Conflit au Moyen-Orient

Le nouveau guide suprême iranien «gravement blessé» mais «vif d’esprit»

Il vit dans un lieu tenu secret entouré de docteurs et d’une équipe médicale.

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ARCHIVE - Mojtaba, fils du guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, salue ses sympathisants lors du rassemblement annuel anti-israélien Al-Quds, Jour de Jérusalem, à Téhéran, en Iran, le vendredi 8 juin 2018. ARCHIVE - Mojtaba, fils du guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, salue ses sympathisants lors du rassemblement annuel anti-israélien Al-Quds, Jour de Jérusalem, à Téhéran, en Iran, le vendredi 8 juin 2018. (Vahid Salemi/The Associated Press)

Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a été grièvement blessé dans une frappe israélienne au début du conflit qui a tué son père, mais est «vif d’esprit et actif», rapporte jeudi le New York Times.

Selon le quotidien, qui cite plusieurs responsables iraniens sous couvert d’anonymat, il a, «du moins pour l’instant», délégué le pouvoir décisionnel à des généraux des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.

Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au premier jour du conflit le 28 février, n’a pas été vu en public depuis sa nomination en tant que guide suprême et n’a communiqué qu’à travers des déclarations écrites.

Bien qu’il ait été «grièvement blessé (lors de la frappe aérienne du 28 février), il reste vif d’esprit et actif», a indiqué le New York Times.

«Il a subi trois interventions chirurgicales à une jambe et attend une prothèse. Il a également été opéré à une main et retrouve peu à peu l’usage de celle-ci. Son visage et ses lèvres ont été gravement brûlés, ce qui rend la parole difficile», a poursuivi le quotidien qui dit avoir interrogé quatre responsables iraniens sous couvert d’anonymat informés de son état de santé.

L’Iran exclut une réouverture du détroit d’Ormuz Les tensions demeurent au Moyen-Orient, alors que l’Iran a exclu une réouverture du détroit d’Ormuz mercredi.

Il vit dans un lieu tenu secret entouré de docteurs et d’une équipe médicale dont le président Masoud Pezeshkian, lui-même chirurgien du cœur, ainsi que le ministre iranien de la Santé, selon le journal.

Le dirigeant ne reçoit pas de visites pour des raisons de sécurité et reçoit des messages écrits à la main, «glissés dans des enveloppes scellées puis transmis par voie de coursiers qui empruntent autoroutes et routes secondaires, en voiture ou à moto, jusqu’à ce qu’ils atteignent sa cachette», ajoute le quotidien.

Selon le New York Times, les Gardiens de la Révolution considéraient le conflit avec les États-Unis et Israël «comme une menace pour la survie du régime», menace qui est désormais maîtrisée. Ils ont également été chargés de la stratégie militaire, notamment du blocus du détroit d’Ormuz.