Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) indique que le niveau de menace au Canada provenant de l’Iran ou de ses alliés n’a pas changé depuis le début du conflit en Iran il y a près de deux semaines, tout en ajoutant que les activités liées à cette menace «devraient se poursuivre».
«Le niveau reste “moyen”, ce qui signifie qu’une attaque extrémiste violente reste une possibilité réaliste», a confirmé un porte-parole du SCRS dans un communiqué à CTV News mardi soir.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Le scénario le plus probable de violence grave implique un acteur isolé dont l’intention de se mobiliser est inconnue des autorités. Une telle personne pourrait être inspirée par le conflit au Moyen-Orient», a-t-il ajouté.
Le SCRS a fait cette déclaration après que CTV News lui ait demandé si l’organisation s’inquiétait de la présence potentielle d’agents dormants ou de cellules iraniennes au Canada dans le contexte du conflit actuel. Le conflit a commencé il y a près de deux semaines après que les États-Unis et Israël aient lancé des frappes aériennes conjointes à travers l’Iran, tuant le guide suprême iranien Ali Khamenei et d’autres responsables.
Lundi, le président américain Donald Trump a soutenu que son administration était «au courant» de l’existence possible de cellules dormantes iraniennes opérant aux États-Unis.
«Nous surveillons chacune d’entre elles. Nous en savons beaucoup à leur sujet»,a-t-il dit lors d’une conférence de presse.
Le SCRS, quant à lui, a souligné à CTV News qu’il continuait à «estimer que les activités iraniennes menaçant le Canada et ses alliés devraient se poursuivre en 2026».
La déclaration fait également état de menaces iraniennes potentielles déjouées au cours des derniers mois.
«Au cours de l’année dernière, le SCRS s’est efforcé de contrer les actions des services de renseignement iraniens et de leurs mandataires qui ont pris pour cible des personnes qu’ils considèrent comme des menaces pour leur régime», a-t-on mentionné dans le communiqué. «Dans plus d’un cas, cela a impliqué de détecter, d’enquêter et de perturber des menaces potentiellement mortelles contre des personnes au Canada.»
Le directeur du SCRS, Dan Rogers, a fait des remarques similaires dans un discours rare prononcé en novembre dernier et a insisté sur la nécessité de recentrer les ressources sur l’Iran.
«Dans des cas particulièrement alarmants au cours de l’année dernière, nous avons dû redéfinir les priorités de nos opérations afin de contrer les actions des services de renseignement iraniens et de leurs mandataires qui ont pris pour cible des personnes qu’ils considèrent comme des menaces pour leur régime», avait-il précisé à l’époque.
L’agence affirme également qu’elle «s’efforce de maintenir une vigilance constante afin d’assurer la sécurité du Canada et de tous les Canadiens» en réponse au conflit.
Le Canada a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012 sous l’ancien premier ministre Stephen Harper en raison du soutien apporté par l’Iran au régime de Bachar al-Assad pendant la guerre civile syrienne. La même année, le Canada a désigné la République islamique d’Iran comme un État soutenant le terrorisme.
Le gouvernement fédéral a également désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui sert de branche de l’armée iranienne, comme une entité terroriste en juin 2024.

