Conflit au Moyen-Orient

Le Liban exhorte les États-Unis à faire pression sur Israël qui poursuit ses frappes

Israël a intensifié en fin de semaine ses frappes et lancé lundi un appel à évacuer neuf localités libanaises.

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Les forces de sécurité et les secours se rassemblent autour d'un véhicule endommagé sur les lieux d'une frappe aérienne israélienne qui a touché une voiture dans la ville côtière de Saadiyat, au sud de Beyrouth, au Liban, le samedi 9 mai 2026. (Photo AP) Les forces de sécurité et les secours se rassemblent autour d'un véhicule endommagé sur les lieux d'une frappe aérienne israélienne qui a touché une voiture dans la ville côtière de Saadiyat, au sud de Beyrouth, au Liban, le samedi 9 mai 2026. (Photo AP) (Hassan Ammar)

Les dirigeants libanais ont exhorté lundi les États-Unis à faire pression sur Israël pour qu’il cesse le pilonnage de plusieurs régions du pays, qui se poursuit malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

Le nouveau bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s’élève à 2869 morts depuis le début du conflit entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, dont des dizaines de personnes tuées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Le président Joseph Aoun et le premier ministre Nawaf Salam ont reçu séparément l’ambassadeur américain Michel Issa, en préparation de nouvelles discussions prévues les 14 et 15 mai à Washington entre le Liban et Israël.

Le président Aoun a «insisté (…) sur la nécessité de faire pression sur Israël pour qu’il arrête les tirs, mette fin aux opérations militaires et à la démolition et au rasage des maisons», selon un communiqué de la présidence.

Nawaf Salam a pour sa part demandé au diplomate de «faire pression sur Israël pour mettre fin aux attaques et violations persistantes, en vue de consolider le cessez-le-feu», selon son bureau.

Israël a intensifié en fin de semaine ses frappes et lancé lundi un appel à évacuer neuf localités libanaises, dont sept dans le sud et deux dans l’est du pays.

L’agence nationale d’information (ANI, officielle) a rapporté des frappes sur plusieurs villages de ces régions.

Les États-Unis et l’Iran s’accusent de violer le cessez-le-feu Par Lila Mouch | Des affrontements ont éclaté vendredi dans le détroit d’Ormuz entre l’Iran et les États-Unis, nouveaux accrocs au cessez-le-feu au moment où Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités.

Des correspondants de l’AFP ont vu des bombardements dans plusieurs localités du sud et des panaches de fumée s’élever des sites visés.

En dépit du cessez-le-feu, les forces israéliennes et le Hezbollah échangent quotidiennement des tirs, principalement dans le sud du Liban, où Israël contrôle une bande d’environ 10 km de profondeur à partir de la frontière.

Le Hezbollah pro-iranien a revendiqué de son côté lundi des attaques contre l’armée israélienne en territoire libanais.

Un soldat «est tombé au combat» dimanche près de la frontière avec le Liban, a annoncé l’armée israélienne lundi, le bilan de ses pertes s’élevant à 18 militaires et un contractuel civil tués depuis le début du conflit.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans un nouveau conflit avec Israël le 2 mars en attaquant son ennemi juré au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran.

Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

«Nous faisons face désormais à l’occupation de 68 localités libanaises en raison de cette guerre qui nous a été imposée», a déclaré le premier ministre Nawaf Salam dans une interview à la chaîne Al-Arabiya dimanche soir.