Conflit au Moyen-Orient

Le Japon n’envisage pas de discuter avec l’Iran à propos du détroit d’Ormuz

Le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient.

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ARCHIVES - Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, prononce un discours lors de la session extraordinaire de la Diète, le 20 février 2026, à Tokyo. ARCHIVES - Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, prononce un discours lors de la session extraordinaire de la Diète, le 20 février 2026, à Tokyo. (Eugene Hoshiko)

Le Japon «n’envisage pas» de demander à l’Iran l’autorisation pour les pétroliers nippons de traverser le détroit d’Ormuz, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, alors que Téhéran s’est dit prêt à l’aider.

Le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transite par ce détroit, une voie commerciale cruciale pour l’approvisionnement mondial en carburant.

En pratique, l’Iran a bloqué l’accès au détroit en réponse aux frappes menées par Israël et les États-Unis, laissant les pays tributaires de cette voie maritime trouver des moyens de substitutions et puiser dans leurs réserves.

Interrogé sur une éventuelle demande de Tokyo à l’Iran pour laisser passer des navires japonais, le ministre Toshimitsu Motegi a déclaré dimanche dans une émission de la chaîne Fuji TV que «pour le moment, nous n’y pensons pas».

Sa remarque intervient après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait affirmé vendredi dans un entretien téléphonique avec l’agence de presse Kyodo que Téhéran était prêt à garantir un passage sécurisé au Japon.

«Qui connaît mieux les surprises que le Japon?» Trump évoque Pearl Harbor devant la première ministre japonaise Donald Trump a évoqué l’attaque japonaise de Pearl Harbor, qui avait forcé l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, devant la première ministre japonaise Sanae Takaichi, lors d'une rencontre à Washington le 19 mars 2026.

«Ils n’ont qu’à nous contacter afin que nous discutions des modalités de ce transit», avait affirmé M. Araghchi.

M. Motegi s’était entretenu mardi dernier avec son homologue iranien, mais il a indiqué à Fuji TV que ce dernier n’avait fait aucune mention d’une aide au passage des navires japonais.

«La sécurité de la navigation est extrêmement importante. C’est de cela que nous avons parlé», a-t-il déclaré.

Dans son entretien avec Kyodo, M. Araghchi a démenti la fermeture du détroit d’Ormuz.

«Il n’est fermé qu’aux navires appartenant à nos ennemis — des pays qui nous attaquent. Pour les autres pays, leurs navires peuvent traverser le détroit», a déclaré Araghchi selon une transcription en farsi de l’interview publiée sur son canal Telegram.

La semaine dernière, Tokyo avait annoncé le début du déblocage de réserves stratégiques de pétrole, parmi les plus importantes au monde.