🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le Hamas troublé par une mise au point du «Conseil de Paix» sur son désarmement

Cette annonce «s’est concentrée uniquement sur la question des armes et n’a pas abordé les obligations de la puissance occupante (Israël)».

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Une femme passe sous une banderole montrant le nouveau dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya (au centre), aux côtés des dirigeants défunts Ismaïl Haniyeh (à droite) et Yahya Sinwar, dans le centre de Téhéran, en Iran, le samedi 1er août 2026. Photo AP Une femme passe sous une banderole montrant le nouveau dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya (au centre), aux côtés des dirigeants défunts Ismaïl Haniyeh (à droite) et Yahya Sinwar, dans le centre de Téhéran, en Iran, le samedi 1er août 2026. Photo AP (Vahid Salemi)

Le Hamas s’est dit mardi «mal à l’aise» après que le «Conseil de la Paix» de Donald Trump a précisé que l’armée israélienne ne se retirerait pas de la bande de Gaza avant le désarmement «complet» du mouvement islamiste palestinien.

Le Hamas avait annoncé vendredi avoir accepté un accord lançant la deuxième phase du plan américain de paix pour Gaza, et stipulant, selon la version publiée du texte, qu’il remettrait ses armes en lien avec un retrait progressif d’Israël, qui occupe plus de 60% de la bande de Gaza.

Mais Israël s’est inquiété lundi de ce texte, refusant tout retrait avant l’achèvement d’un désarmement vérifiable du Hamas. Et à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, lundi, le «Conseil» a procédé sur X à une mise au point.

«Le retrait des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune n’aura lieu qu’une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s’y est engagé auprès des médiateurs», a-t-il écrit, en référence à la ligne de démarcation entre la zone occupée par Israël et le reste du territoire.

Le Hamas et d’autres factions palestiniennes «sont mal à l’aise» avec cette déclaration, a indiqué mardi un responsable du mouvement sous le couvert d’anonymat.

Cette annonce «s’est concentrée uniquement sur la question des armes et n’a pas abordé les obligations de la puissance occupante (Israël), en particulier celles liées aux aspects humanitaires et à l’engagement d’Israël à cesser son agression, notamment les bombardements (…) les tirs, les assassinats et les opérations militaires dans la bande de Gaza», a-t-il déploré auprès de l’AFP.

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Un autre responsable a indiqué que le mouvement attendait une «réponse claire et officielle» du haut représentant du «Conseil» pour Gaza, Nikolaï Mladenov, «concernant l’escalade militaire israélienne à Gaza, et la politique continue de temporisation dans la mise en œuvre de l’accord».

Le diplomate avait écrit vendredi sur X que «le retrait (israélien) devait aller de pair avec le désarmement». Le texte publié de l’accord prévoit aussi la fin des opérations militaires des deux parties.

Israël a mené des frappes meurtrières sur Gaza durant la fin de semaine, et dit avoir tué deux combattants mardi dans le territoire palestinien, des opérations dénoncées comme des «violations» du droit international par le Qatar, l’Égypte et la Turquie, médiateurs dans ce conflit.

L’intensification des frappes israéliennes ces derniers jours «n’est rien d’autre qu’une tentative de faire dérailler la mise en œuvre du plan et de bloquer les solutions pacifiques au conflit», a fustigé mardi le porte-parole de la diplomatie qatarie Majed Al Ansari.