Conflit au Moyen-Orient

Le gouvernement fédéral propose un débat sur la guerre en Iran

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Le ministre des Transports et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Steven MacKinnon, prend la parole durant la période des questions à la Chambre des communes, sur la colline du Parlement à Ottawa, le mercredi 25 février 2026. LA PRESSE ... Le ministre des Transports et leader du gouvernement à la Chambre des communes, Steven MacKinnon, prend la parole durant la période des questions à la Chambre des communes, sur la colline du Parlement à Ottawa, le mercredi 25 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Spencer Colby)

Le leader parlementaire des libéraux, Steven MacKinnon, a annoncé que le gouvernement du premier ministre Mark Carney a proposé de tenir un débat sur la crise au Moyen-Orient lundi soir. Cette proposition survient à la suite d’une réunion ministérielle tenue en fin de semaine et consacrée à cette question.

Dans une publication partagée sur X dimanche, Steven MacKinnon, également ministre des Transports, a indiqué que le gouvernement avait proposé aux partis d’opposition à la Chambre des communes de tenir un débat sur les hostilités en Iran et leurs répercussions sur les Canadiens à l’étranger.

Les représentants des médias du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du Parti conservateur n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires dimanche, et le cabinet de M. Carney n’a pas indiqué si le premier ministre participerait au débat.

Le cabinet du premier ministre a précisé dans un compte rendu publié tard dimanche que M. Carney avait réuni le Groupe d’intervention en cas d’incident avec des ministres et de hauts fonctionnaires plus tôt dans la journée afin de discuter des hostilités en cours.

Le communiqué indique que la réunion «portait sur les efforts déployés pour protéger les Canadiens dans la région et collaborer avec les partenaires afin de désamorcer le conflit».

«Le Canada n’a pas été consulté, n’a pas participé et n’a aucune intention de participer aux actions offensives menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran», précise le compte rendu du cabinet.

«Le conflit initial s’est largement étendu à la suite d’attaques menées par l’Iran et ses alliés contre d’autres pays du Moyen-Orient», peut-on lire.

Le cabinet du premier ministre a également annoncé dans un autre communiqué que M. Carney et le président américain Donald Trump se sont entretenus dimanche après-midi au sujet de divers sujets, notamment l’évolution de la situation au Moyen-Orient, l’économie et le commerce.

Aucun autre détail de la conversation n’a été fourni, si ce n’est que les deux dirigeants «ont convenu de rester en contact étroit».

La semaine dernière, certains membres du caucus de Mark Carney ont publiquement exprimé leur malaise face au soutien apporté par le premier ministre à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le chef par intérim du NPD, Don Davies, avait qualifié de «sans principes, incohérente et contradictoire» la position du gouvernement libéral sur cette attaque.

Lors d’une conférence de presse en Australie, quelques jours après l’attaque, Mark Carney a ajouté que les frappes aériennes violaient probablement le droit international et a exprimé son soutien à la mission avec «regret».

Le Moyen-Orient est en proie à la tourmente depuis l’attaque. La télévision d’État iranienne a annoncé dimanche la nomination de Mojtaba Khamenei, fils du défunt guide suprême du pays, tué lors de l’attaque de février, comme son successeur.

L’Iran a riposté aux frappes en lançant des missiles et des drones sur des cibles américaines et israéliennes dans le Golfe.

Le cabinet du premier ministre a indiqué que le Groupe d’intervention en cas d’incident s’était accordé sur la nécessité de protéger la sécurité et la souveraineté des pays partenaires de la région.

Le rapport énonce également que le groupe a discuté de mesures supplémentaires visant à garantir que les Canadiens qui souhaitent quitter la région puissent le faire rapidement et en toute sécurité. Il précise en outre que le groupe a abordé l’évolution du contexte des menaces au Canada et a souligné l’importance d’une vigilance constante pour renforcer la sécurité intérieure.

— Avec des informations de Dylan Robertson