🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le Conseil de paix de Trump propose 2,45 G$ pour amorcer les travaux à Gaza

«Les besoins sont immenses», a déclaré le conseil d’administration.

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Des personnes s'affairent près d'un véhicule détruit à la suite d'une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, le samedi 19 septembre 2026. Photo AP Des personnes s'affairent près d'un véhicule détruit à la suite d'une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, le samedi 19 septembre 2026. Photo AP (Jehad Alshrafi)

Le Conseil pour la paix, initié par les États-Unis, propose un plan de 2,45 milliards $ (G$) sur six mois visant à lancer la reconstruction et la gouvernance à Gaza, alors que le plan de cessez-le-feu du président Donald Trump peine à tenir la route.

Lors d’une réunion du conseil d’administration du groupe, les gouverneurs ont dévoilé un plan comprenant 66 projets pour lancer les travaux, tout en reconnaissant les obstacles considérables qui restent à surmonter. Ces projets comprennent des initiatives ambitieuses dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé, destinées à soutenir le plan en 20 points de du président Trump visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas.

«Les besoins sont immenses», a déclaré le conseil d’administration, soulignant que la reconstruction complète des dégâts matériels subis dans toute la bande de Gaza coûtera environ 35,2 G$ à moyen terme et 71,4 G$ supplémentaires au cours des dix prochaines années.

Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, était censé ouvrir la voie à un processus plus large de reconstruction de Gaza sous l’égide du Conseil de la paix. Le plan prévoyait de nouveaux retraits militaires israéliens de Gaza, le désarmement du Hamas, l’arrivée d’une force internationale de maintien de la paix et la mise en place d’un nouveau gouvernement palestinien apolitique chargé d’administrer les affaires courantes du territoire. Il envisageait également un programme ambitieux de reconstruction de Gaza, ravagée par la guerre.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

Mais ce plan soutenu par les États-Unis est en grande partie au point mort. Si le cessez-le-feu a mis fin aux combats les plus violents et que la situation humanitaire s’est améliorée, l’armée israélienne a étendu son contrôle sur la bande de Gaza et occupe désormais environ 60 % du territoire. Le Hamas n’a pas rendu ses armes. La force militaire internationale et le nouveau gouvernement ne sont toujours pas entrés à Gaza, et la reconstruction n’a pas commencé. La grande majorité des Palestiniens continuent de vivre dans des camps de tentes ou dans les ruines de leurs anciennes maisons.

Le haut représentant du Conseil, Nikolay Mladenov, a déclaré que les progrès dépendaient en grande partie du désarmement du Hamas — une mesure que le groupe a refusé de prendre jusqu’à présent. Mais il a également exhorté Israël à réduire l’ampleur de son opération militaire.

L’une des questions clés auxquelles le Conseil devra répondre aujourd’hui ne concernera pas seulement l’élaboration de plans de reconstruction, mais aussi le calendrier du déploiement de la force internationale et du nouveau gouvernement, les plans de désarmement et l’acheminement vers le territoire des matériaux de construction, dont le besoin se fait cruellement sentir.