🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le chef du Hezbollah ouvert à une rencontre avec le pouvoir syrien

Cette déclaration intervient après que le président américain a plaidé pour une implication de Damas à l’encontre de la formation chiite libanaise.

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Naim Kassem s'exprime lors d'un entretien avec l'Associated Press dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, mardi 2 juillet 2024. (Photo AP/Bilal Hussein) Naim Kassem s'exprime lors d'un entretien avec l'Associated Press dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, mardi 2 juillet 2024. (Photo AP/Bilal Hussein)

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a dit mardi être ouvert à «une rencontre publique» avec le nouveau pouvoir syrien, une première pour son parti engagé aux côtés du président déchu Bachar al-Assad.

Cette déclaration intervient après que le président américain, Donald Trump, a plaidé pour une implication de Damas à l’encontre de la formation chiite libanaise, une option écartée par son homologue syrien Ahmad al-Chareh.

«Rien n’empêche une rencontre publique entre le Hezbollah et le commandement syrien lorsque les deux parties le jugeront opportun», a affirmé Naïm Kassem, dans une adresse télévisée diffusée lors d’une cérémonie religieuse de son parti.

Il a également préconisé «des relations fraternelles, positives et de coopération» entre les deux pays.

Le Hezbollah a combattu pendant la guerre civile en Syrie aux côtés de l’ex-président, dont le pays constituait une route d’approvisionnement majeure pour le groupe pro-iranien, depuis Téhéran.

Depuis qu’une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, Damas a annoncé avoir déjoué plusieurs tentatives de contrebande d’armes à destination du Liban et avoir démantelé des cellules liées au groupe qui préparaient des attentats en Syrie.

Le Hezbollah a démenti toute activité et présence en Syrie depuis la chute de Bachar al-Assad.

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Critiquant la stratégie d’Israël dans sa dernière guerre avec le Hezbollah au Liban, le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait «s’occuper» du groupe dans le pays voisin.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit cependant refuser d’intervenir militairement au Liban.

Et interrogé en juin lors d’une interview télévisée sur la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah, il avait répondu : «si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie, pourquoi pas?».

Le groupe pro-iranien est affaibli par le nouveau conflit qu’il a lancé contre Israël début mars pour soutenir l’Iran, précédé par une autre en 2023 qui avait décapité son haut-commandement et réduit son arsenal.

L’armée libanaise a annoncé mardi dans un communiqué avoir saisi des roquettes «introduites en contrebande du territoire syrien vers le territoire libanais» et arrêté deux membres du réseau, sans toutefois nommer la partie responsable.