Conflit au Moyen-Orient

Le chef du Hezbollah félicite l’Iran pour une «grande victoire»

Naïm Kassem a appelé à «tirer profit» de cet accord irano-américain.

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Des partisans du Hezbollah brandissent leurs drapeaux nationaux ainsi que le drapeau iranien lors d'un rassemblement contre l'opération militaire américano-israélienne visant l'Iran et ses alliés, à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 10 juin 2026. Des partisans du Hezbollah brandissent leurs drapeaux nationaux ainsi que le drapeau iranien lors d'un rassemblement contre l'opération militaire américano-israélienne visant l'Iran et ses alliés, à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 10 juin 2026. (Bilal Hussein/AP Photo/Bilal Hussein)

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a qualifié mercredi l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran de «grande victoire» pour Téhéran, et de «moment charnière» pour le Liban.

Dans un message télévisé, il a félicité «le peuple iranien, la résistance et les peuples (…) assoiffés d’indépendance et de liberté pour cette grande victoire», et remercié Téhéran pour avoir lié le front libanais à son accord avec les États-Unis.

Le chef du Hezbollah a appelé à «tirer profit» de cet accord irano-américain — qui inclue le front libanais selon des responsables iraniens et américains, et le médiateur pakistanais — pour «expulser Israël» du territoire du pays.

Le Liban mène parallèlement depuis avril des négociations directes avec Israël sous l’égide de Washington, que le Hezbollah a rejetées, et que Beyrouth entend poursuivre indépendamment de l’accord Iran-USA.

Une cinquième session de négociations est prévue la semaine prochaine à Washington entre les deux pays qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Tout en réitérant son rejet de ces négociations directes avec Israël, «faites de compromis», M. Kassem a affirmé qu’elles devaient se limiter à «la sécurité mutuelle», sans intégrer un quelconque «projet de désarmer» son mouvement, qui «ne passera pas».

Ce projet serait «une recette d’Israël pour tout s’approprier et détruire le pays», a-t-il fustigé.

Il a appelé à laisser la question «interne» du désarmement «complètement» en dehors des négociations, au même titre que «les questions d’économie ou de stratégie sécuritaire nationale».

Il a en même temps estimé que «la principale demande» du Liban doit être de «rétablir la souveraineté du pays».

Le Liban a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à Téhéran.

Le pays voisin a riposté par des bombardements massifs qui ont plus de 3 800 morts selon les autorités libanaises et une offensive terrestre dans le sud du pays, où ses troupes occupent une partie du territoire.