Conflit au Moyen-Orient

Le Canada appelle le G7 à soutenir «collectivement» une désescalade au Moyen-Orient

«On doit continuer d’utiliser les canaux diplomatiques pour s’assurer qu’il y a un sens collectif pas seulement pour une désescalade mais aussi pour la “mitigation” du choc économique.»

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Le Canada appelle le G7 à soutenir «collectivement» une désescalade au Moyen-Orient La ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand appelle le G7 à soutenir «collectivement» une désescalade au Moyen-Orient, lors d'un entretien avec l'AFP en marge d'une réunion ministérielle du G7 qui se déroule les 26 et 27 mars 2026 en France.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Anita Anand a appelé jeudi le G7 à soutenir «collectivement» une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l’AFP à l’abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Paris, où se tient la réunion ministérielle du G7 jeudi et vendredi.

«J’ai parlé avec chaque pays qui a été affecté par les frappes de représailles au Moyen-Orient et avec tous les membres du G7 pour s’assurer que nous allons collectivement soutenir une désescalade et l’ouverture du détroit d’Ormuz», a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité de préserver les vies civiles.

«On doit continuer d’utiliser les canaux diplomatiques pour s’assurer qu’il y a un sens collectif pas seulement pour une désescalade mais aussi pour la “mitigation” [atténuation] du choc économique», a-t-elle également dit, s’exprimant en français et en anglais.

Le transit commercial du détroit d’Ormuz, par lequel passe près de 20% de la production mondiale de pétrole, est quasi paralysé depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.

L’Iran rejette le plan de cessez-le-feu américain La télévision d’État iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait refusé le plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre fin à près d’un mois de conflit.

Anita Anand a souligné la dimension multilatérale du G7 tout en relevant l’importance d’avoir l’Arabie Saoudite parmi les pays invités.

«C’est important d’avoir quelqu’un qui vient de la région pour avoir la conversation sur la manière dont nous pourrons nous assurer qu’il va y avoir une désescalade», a commenté la cheffe de la diplomatie canadienne.

Elle a en outre rappelé la position du Canada de ne pas participer aux attaques contre l’Iran, une position partagée par les autres membres du G7 en dehors des États-Unis.

«Nous n’avons pas l’intention d’être dans ces attaques offensives», a-t-elle insisté.

La réunion des ministres du G7 débutera formellement jeudi en début d’après-midi sans le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, retenu à Washington, selon une source diplomatique.

Il rejoindra vendredi matin ses homologues allemand, britannique, canadien, italien, français et japonais à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.