Conflit au Moyen-Orient

L’armée libanaise commence à prendre le contrôle de «zones pilotes» dans le sud du pays

Il s’agit là «d’une conséquence directe des discussions de la semaine passée entre Israël et le Liban à Rome».

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Un drapeau israélien flotte sur un bâtiment situé dans une zone occupée par les troupes israéliennes au sud du Liban, ce jeudi 9 juillet 2026. Photo AP Un drapeau israélien flotte sur un bâtiment situé dans une zone occupée par les troupes israéliennes au sud du Liban, ce jeudi 9 juillet 2026. Photo AP (Ohad Zwigenberg)

L’armée libanaise a commencé lundi à assurer la sécurité de trois villages du sud du pays, a affirmé Washington, premier test de l’accord visant à obtenir le retrait des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d’État américain a annoncé «le début des opérations» dans des «zones pilotes» dans les villages de Froun, Srifa, et Zawtar Al-Gharbiya «en accord avec l’accord-cadre trilatéral et sous les auspices du Groupe militaire de coordination pour le Liban».

Il s’agit, selon le communiqué, «d’une conséquence directe des discussions de la semaine passée entre Israël et le Liban à Rome», la sixième session de négociations menées entre les deux pays sous l’égide de Washington depuis avril.

Une source militaire libanaise avait indiqué mercredi soir à l’AFP avoir commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages, dont Froun, jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud.

Mais l’armée israélienne est toujours présente à la périphérie de Zawtar al-Gharbiya, l’un de ces villages, situé en contrebas de la forteresse stratégique de Beaufort.

Dans un communiqué publié après l’annonce du département d’État, l’armée libanaise a indiqué que ses troupes «poursuivaient leurs missions dans les régions du sud, y compris à Froun et Srifa».

L’accord-cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin sous le pilotage des États-Unis prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël — qui occupe une partie du sud du pays qu’il désigne comme «zone de sécurité» — sous réserve du désarmement du Hezbollah.

Le mouvement pro-iranien a rejeté cet accord-cadre.

Les «zones pilotes» devaient être définies conjointement avec l’armée israélienne qui doit céder graduellement la place à l’armée libanaise, une fois les «groupes armés non-étatiques» — dont le Hezbollah — désarmés et leurs infrastructures démantelées.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a félicité dimanche le Liban pour sa «démarche vers la paix», à l’issue d’une rencontre à Washington avec le président libanais Joseph Aoun, qui doit être reçu mardi par son homologue Donald Trump.

L’accord-cadre a été conclu après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile dans le nouveau conflit qui a éclaté entre le Hezbollah et l’armée israélienne. Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans le conflit régional le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l’Iran, son allié.

L’armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu’elle occupe, selon les médias officiels libanais.