Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, a annoncé jeudi avoir ordonné de «relever le niveau d’alerte» en raison des tensions croissantes en Cisjordanie occupée et à l’approche des fêtes juives qui débuteront mi-septembre.
«Nous préparons des plans d’opération sur tous les fronts, de l’Iran au Liban et jusqu’à Gaza, et nous nous trouvons en état d’alerte élevé face à un risque d’embrasement multi-fronts», a déclaré le chef de l’armée lors d’un point opérationnel avec l’état-major.
Cette préparation à un renforcement des effectifs intervient sur fond de vives tensions entre colons extrémistes et Palestiniens en Cisjordanie, contraignant l’armée à un déploiement accru dans de multiples zones de friction.
Cette posture s’inscrit dans la doctrine de sécurité prônée par le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui impose la présence de troupes israéliennes dans des zones «de sécurité» aux frontières d’Israël (Liban, Syrie, Gaza).
Une exigence jugée absolue par les dirigeants politiques et militaires, tirée des leçons de l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché le conflit à Gaza.
La saison des grandes fêtes juives commence à la mi-septembre avec Roch Hachana, le Nouvel An juif.
Depuis 1967, Israël occupe la Cisjordanie, où plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies, parmi trois millions de Palestiniens.
Les violences contre les Palestiniens perpétrées par des colons israéliens ont fortement augmenté depuis le début du conflit.
Le général Zamir a par ailleurs mis en garde contre les pressions budgétaires pesant sur l’institution militaire: «Alors que Tsahal et ses soldats sont sous tension sur tous les fronts, nous devons faire face à une caisse vide».
Le budget de la Défense, qui a doublé depuis le début du conflit, fait l’objet d’arbitrages serrés entre les ministères de la Défense et des Finances.
