L’armée israélienne a mené mardi de nouvelles séries de frappes aériennes et d’artillerie dans le sud du Liban, et adressé deux appels à évacuer aux habitants de douze localités malgré une trêve fragile avec le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l’Iran.
Selon des images de l’AFP, une frappe sur Maachouq, au nord de Tyr, a provoqué l’effondrement des deux derniers étages d’un immeuble et endommagé des bâtiments voisins ainsi que plusieurs voitures stationnées à proximité.
Une frappe ayant visé la même localité lundi avait détruit un centre de soins de santé géré par des secouristes affiliés au Hezbollah, a indiqué mardi le ministère de la Santé.
Selon l’Agence nationale d’information libanaise (Ani, officielle), une frappe a largement détruit un quartier de Nabatiyé abritant des commerces, une ancienne mosquée et des habitations traditionnelles. Des images de l’AFP montrent un épais panache de fumée s’élevant de la zone visée.
L’armée israélienne avait auparavant appelé les habitants de 12 localités libanaises à évacuer, dont 11 dans le sud du pays et une dans la région de la Békaa (est). Elle a ensuite renouvelé le même avertissement.
Dans un communiqué séparé, elle a annoncé avoir intercepté un drone qui avait traversé la frontière en provenance du Liban.
De son côté, le Hezbollah a affirmé avoir mené plusieurs attaques contre les forces israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que contre des batteries du Dôme de fer (une des couches du système israélien de défense aérienne) dans le nord d’Israël.
Le mouvement a également revendiqué plusieurs attaques contre les forces israéliennes dans des localités frontalières du sud.
La Défense civile libanaise a pour sa part annoncé mardi avoir perdu contact avec sept Libanais après l’incursion d’une patrouille israélienne en périphérie dans la région de Hasbaya (sud).
L’armée israélienne a ensuite relâché quatre d’entre eux, les trois autres restant «captifs de l’ennemi israélien», a ajouté la Défense civile.
Israël et le Hezbollah poursuivent leurs affrontements malgré la trêve et l’armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de la «ligne jaune» qui délimite une zone d’une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l’intérieur de laquelle les soldats israéliens poursuivent leurs opérations disant protéger la population du nord d’Israël des tirs du mouvement pro-iranien.
Depuis le début du conflit, les frappes israéliennes ont tué plus de 3000 personnes au Liban, selon les autorités libanaises.
Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l’armée ont été tués au Liban depuis le début du conflit, le 2 mars.
