🌍 Conflit au Moyen-Orient

L’Arabie saoudite ne pourra pas faire face aux Houthis, selon les Gardiens de la Révolution iraniens

«Comme nous l’avons vu ces derniers jours, plus l’Arabie saoudite attaque, plus elle est frappée en retour.»

Publié le 

Des feux d'artifice éclatent alors que des partisans des Houthis manifestent contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, ce lundi 20 juillet 2026. Des feux d'artifice éclatent alors que des partisans des Houthis manifestent contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, ce lundi 20 juillet 2026. (Osamah Abdulrahman/AP Photo/Osamah Abdulrahman)

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont estimé jeudi que l’Arabie saoudite ne pourrait pas faire face aux attaques, qui s’intensifient, des rebelles yéménites houthis alliés de l’Iran.

«L’Arabie saoudite ne sera certainement pas en mesure de contenir le Yémen et Ansarullah, ni de se prémunir contre leurs attaques», a déclaré jeudi au média iranien Defa Press le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi, utilisant un autre nom pour désigner les Houthis.

«Comme nous l’avons vu ces derniers jours, plus l’Arabie saoudite attaque, plus elle est frappée en retour», a-t-il ajouté.

Le mois dernier, la trêve conclue en 2022 entre les Houthis et le gouvernement yéménite, soutenu par Ryad, a volé en éclats, marquant une nouvelle étape dans l’embrasement régional consécutif au conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Le conflit a été relancé après des frappes attribuées à Ryad contre l’aéroport de Sanaa, contrôlé par les Houthis, où l’Iran avait envoyé un avion transportant une délégation rebelle sans solliciter d’autorisation du royaume, qui contrôle l’espace aérien yéménite.

Trump menace les Houthis et l’Iran d’une «punition militaire majeure» Voyez le récapitulatif au bulletin Noovo Info.

Les Houthis ont depuis frappé à plusieurs reprises des infrastructures et des navires saoudiens, après avoir annoncé un blocus contre la flotte du royaume en mer Rouge, devenue un passage vital pour le transport d’hydrocarbures depuis que le détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique, est verrouillé par l’Iran.

Mercredi, le gouvernement du Yémen, reconnu par la communauté internationale et soutenu par l’Arabie saoudite, a accusé les Houthis de chercher à s’emparer de zones jouxtant le détroit de Bab el-Mandeb.

Trois sources militaires des Houthis et un porte-parole des forces gouvernementales yéménites à proximité du détroit ont également indiqué à l’AFP que les rebelles prévoyaient d’avancer vers ces zones.