Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré mercredi, lors d’une rare visite à des soldats israéliens déployés en Syrie, que la République islamique d’Iran était sur le point de s’effondrer, alors que les hostilités entre les États-Unis, alliés d’Israël, et l’Iran s’intensifient.
«Il reste encore du travail à accomplir, la tâche principale est de faire tomber le régime terroriste en Iran. Nous en sommes très proches. Nous savons que l’ensemble de cet axe (avec les groupes alliés de l’Iran) finira par s’effondrer», a-t-il déclaré sur le versant syrien du mont Hermon, à la frontière entre Israël et la Syrie, lors d’une visite en compagnie du ministre de la Défense, Israël Katz.
Fin février, Israël a mené une campagne de frappes avec les États-Unis contre l’Iran, déclenchant le conflit au Moyen-Orient.
«L’Iran est en arrière-plan», a ajouté M. Katz. «On l’a frappé deux fois et si nécessaire on frappera une troisième fois afin de continuer à contrer les menaces».
Israël a dû accepter un cessez-le-feu imposé par les États-Unis en avril, et se tient depuis en retrait du conflit, tout en menaçant régulièrement de riposter durement en cas de frappes iraniennes.
Après l’arrivée au pouvoir fin 2024 à Damas de l’islamiste Ahmad al-Chareh, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar al-Assad, Israël a par ailleurs lancé des centaines de frappes contre la Syrie.
L’armée israélienne a également mené des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël dit avoir mis en place une «zone de sécurité».
«Nous ne permettrons à aucune armée terroriste de s’implanter à notre frontière», a réaffirmé mercredi M. Netanyahou, dont la deuxième et dernière visite en Syrie remontait à novembre 2025.
M. Katz s’était rendu auprès des soldats israéliens stationnés dans le sud de la Syrie il y a deux semaines, suscitant la condamnation de Damas, qui avait dénoncé une «violation flagrante de la souveraineté» du pays.
Des responsables israéliens ont également affirmé à plusieurs reprises leur volonté de maintenir des troupes dans la «zone de sécurité», où Israël cherche à établir une zone démilitarisée plus vaste.
