Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre le conflit contre les États-Unis n’était pas dans l’intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d’accalmie.
«Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d’accord et de compréhension, et nous pensons que continuer le conflit n’est pas dans notre intérêt, ni dans l’intérêt de la région», a expliqué le président iranien lors d’une réunion avec le premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.
«Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l’extension de l’insécurité et du conflit», a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.
Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l’île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l’agence officielle iranienne IRNA. L’Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Émirats arabes unis en Jordanie en «légitime défense».
Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.
Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d’Ormuz.
Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.
