Les perturbations continues liées au conflit au Moyen-Orient risquent de se traduire par moins de croissance et plus d’inflation à l’échelle mondiale, a prévenu jeudi le Fonds monétaire international (FMI).
Les dernières projections de l’organisation, publiées le mois dernier, tablaient sur une croissance mondiale limitée à 3,1% cette année du fait du conflit et du blocage des flux d’énergie qu’il a entraîné dans le Golfe.
Le FMI prévenait toutefois que l’économie mondiale risquait de glisser vers un scénario plus «défavorable» si le conflit venait à durer.
La porte-parole de l’organisation, Julie Kozack, a affirmé jeudi qu’«on se dirige(ait) vers le scénario défavorable».
«Les attentes relatives à l’inflation restent raisonnablement bien ancrées et les conditions financières restent accommodantes», a-t-elle tempéré lors de son point presse régulier.
Les acteurs économiques, en particulier les banques centrales, guettent la façon dont les ménages et les investisseurs appréhendent l’inflation future car cela risque de modifier leurs comportements actuels et de créer un effet boule de neige délétère (par exemple si les entreprises prennent les devants en augmentant leurs prix).
Le FMI va mettre à jour ses prévisions économiques mondiales en juillet.
