Conflit au Moyen-Orient

La Chine et le Pakistan appellent les États-Unis et l’Iran à reprendre les négociations

«La paix est à portée de main. Nous ne pouvons pas échouer au dernier obstacle, et encore moins perdre ce qui a été acquis.»

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La salle de réunion du sommet du lac des Quatre-Cantons, au complexe hôtelier du Buergenstock à Obbuergen, près de Lucerne, en Suisse, le dimanche 21 juin 2026. La salle de réunion du sommet du lac des Quatre-Cantons, au complexe hôtelier du Buergenstock à Obbuergen, près de Lucerne, en Suisse, le dimanche 21 juin 2026. (Urs Flueeler/Urs Flueeler/Pool Keystone via A)

Les ministres des Affaires étrangères de la Chine et du Pakistan ont appelé vendredi les États-Unis et l’Iran à cesser les combats et à reprendre les pourparlers, selon un communiqué du gouvernement chinois.

Wang Yi et Ishaq Dar, qui se sont rencontrés à Shanghaï, ont conjointement «exprimé leur inquiétude face à la détérioration de la situation actuelle, appelant les parties concernées à cesser immédiatement les hostilités (…) (et) à reprendre le dialogue», précise le communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

Les deux pays tentent depuis des mois de jouer les médiateurs dans le conflit au Moyen-Orient, ravivé par la reprise des combats autour du détroit d’Ormuz, un mois après la signature d’un accord préliminaire visant à mettre fin au conflit.

Cet accord a été «obtenu au prix de grands efforts», a déclaré Wang Yi.

«La paix est à portée de main. Nous ne pouvons pas échouer au dernier obstacle, et encore moins perdre ce qui a été acquis», a-t-il ajouté.

Trump annonce la fin du cessez-le-feu avec l’Iran L’armée américaine a attaqué l’Iran tôt mercredi après avoir affirmé que Téhéran avait frappé trois navires dans le détroit d’Ormuz.

Les États-Unis et l’Iran ont de nouveau échangé des frappes vendredi. Téhéran a accusé Washington d’avoir visé des infrastructures civiles, dont un aéroport, une gare ferroviaire et deux ponts.

En représailles, l’Iran a affirmé avoir lancé une salve de drones contre des alliés militaires des États-Unis et des infrastructures au Koweït.

Le détroit d’Ormuz avait brièvement rouvert après l’accord conclu entre Washington et Téhéran en juin, mais l’Iran a annoncé la semaine dernière qu’il resterait fermé «jusqu’à ce que les États-Unis mettent fin à leur agression».

Les États-Unis ont également rétabli un blocus des ports iraniens.