Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, s’est rendu mardi auprès des troupes de son pays positionnées dans le sud de la Syrie, réitérant la détermination d’Israël à y maintenir des forces tant que subsisteraient des «menaces» contre sa sécurité.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé ce déplacement, une «violation flagrante de la souveraineté du pays et de l’intégrité de son territoire», appelant la communauté internationale à prendre «les mesures nécessaires pour contraindre» Israël à cesser ses «violations répétées».
Le ministre a effectué ce déplacement une semaine après le chef d’état-major de l’armée israélienne et le bombardement par Israël de l’ancienne base d’Abou Dhouhour, dans le nord-ouest de la Syrie, visant selon son pays à y bloquer le déploiement de troupes turques. Ankara a démenti toute présence sur les lieux.
Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis la chute, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition islamiste.
Il a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Israël affirme y avoir instauré une «zone de sécurité» qu’il entend maintenir.
«Une activité est menée ici au quotidien pour déjouer les menaces, éliminer les vestiges de l’ancien régime, empêcher la consolidation dangereuse du nouveau pouvoir», a déclaré M. Katz dans une déclaration vidéo publiée par son cabinet.
«Tant qu’il y aura des menaces, les Forces de défense israéliennes resteront ici pour garantir notre sécurité: c’est ce que nous avons fait jusqu’à présent et c’est ce que nous avons l’intention de continuer à faire à l’avenir», a-t-il ajouté.
«Le message est clair pour le président syrien également: lorsque vous vous réveillez le matin dans votre palais à Damas, que vous levez les yeux vers le mont Hermon et que vous apercevez l’armée israélienne, vous savez que nous sommes là pour protéger nos communautés et notre frontière», a-t-il insisté.
Concernant la frappe menée contre la base aérienne d’Abou Dhouhour, il a affirmé que l’armée avait «réagi face à une tentative turque de s’implanter en Syrie, au détriment des intérêts d’Israël en matière de sécurité».
Lors de sa visite aux troupes dans la même région, le chef de l’armée israélienne, le général Eyal Zamir, avait affirmé qu’Israël ne permettrait pas aux menaces de «se fixer» à la frontière.
