Conflit au Moyen-Orient

Israël veut faire de la Turquie son «nouvel ennemi»

«Il s’agit d’un phénomène nouveau en Israël, né d’une nécessité face à la rue et qui s’est ensuite mué en stratégie d’État.»

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Après l’Iran, Israël veut faire de la Turquie son «nouvel ennemi», a accusé lundi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, après une série d’échanges acides au cours de la fin de semaine.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, avait accusé samedi le président Recep Tayyip Erdogan de «ménager le régime terroriste iranien tout en massacrant ses propres citoyens kurdes».

«Israël ne peut se passer d’ennemi: il lui faut toujours élaborer une rhétorique et nous constatons que non seulement le gouvernement Netanyahou, mais aussi certains membres de l’opposition (…), tentent de désigner la Turquie comme un nouvel ennemi», a dénoncé M. Fidan.

«Il s’agit d’un phénomène nouveau en Israël, né d’une nécessité face à la rue et qui s’est ensuite mué en stratégie d’État», a ajouté le ministre lors d’un entretien en direct à l’agence de presse étatique Anadolu.

Ce qu’il faut savoir sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran Les États-Unis et l’Iran sont censés tenir à Islamabad des pourparlers, sous l’égide du médiateur pakistanais.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Israël Katz avait qualifié samedi la Turquie de «tigre de papier qui n’a pas réagi aux tirs de missiles lancés par l’Iran sur le territoire turc».

M. Katz réagissait notamment à une série d’inculpations — symboliques — annoncées par le procureur d’Istanbul pour «crimes contre l’humanité», «génocide», «privation de liberté» et «pillage» notamment.

La procédure vise trente-cinq responsables israéliens, dont MM. Netanyahou et Katz et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Bengvir, pour l’arraisonnement au large de Gaza l’été dernier de la «Flotille de la liberté» qui comptait acheminer de l’aide au territoire palestinien.

Burhanettin Duran, directeur de la communication de la présidence turque, a affirmé dans un communiqué que M. Netanyahou est un «criminel visé par des mandats d’arrêt» qui «entraîne la région dans le chaos et le conflit en guise de stratégie de survie politique».